Un gouverneur autrichien veut déployer l’armée pour sécuriser les frontières

L'armée autrichienne intercepte un bateau sur le Danube. [Bundesheer Fotos/Flickr]

Hermann Schützenhöfer, gouverneur de la région de Styrie, réclame le déploiement des forces armées pour contenir la crise des réfugiés et sécuriser les frontières. Un article d’EURACTIV Allemagne. 

L’afflux de demandeurs d’asile à leurs frontières ne cesse d’inquiéter les Autrichiens. Le 21 octobre, la situation s’est dégradée dans la ville frontalière de Spielfeld, dans le sud de la région de Styrie. Plus d’un millier de réfugiés sont passés à travers les barricades et se sont rendus à pied en direction de Graz, convaincus que la frontière allemande n’était pas loin.

Après de nombreuses heures, la police a pu rassembler ceux qui avaient franchi la frontière de manière illégale pour les diriger vers les camps de réfugiés les plus proches. Le 22 octobre, la même chose s’est passée.

C’est un mouvement incessant : des groupes font le trajet de Maribor, la deuxième plus grande ville de Slovénie, jusqu’à Spielfeld via l’autoroute et la ligne de chemin de fer. Actuellement, la ville accueille plus de 2 000 réfugiés. Approchant la limite de sa capacité d’accueil, des logements pour 1 000 personnes supplémentaires seront disponibles dans les prochains jours.

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La route Slovénie-Autriche, contrairement à la route Hongrie-Croatie, reste ouverte, et des milliers de personnes attendent du côté slovène, près de la ville de Sentilj, pour entrer en Autriche.

Le gouverneur de la province de Styrie, Hermann Schützenhöfer a insisté là-dessus sur l’urgence de l’action de l’UE. Il discute actuellement avec le président de la Bavière, Horst Seehofer, et le parlement slovène. Il a déclaré à la chaine autrichienne, ORF, que sans action rapide de l’UE, la situation allait « exploser ».

« Une des principales missions de l’État est de protéger les frontières pour ses citoyens. Et ce n’est plus le cas. Nous appelons le chancelier Werner Faymann, le vice-chancelier, le ministre de l’Intérieur et le ministre des Affaires étrangères à fournir davantage d’officiers de police et à mobiliser l’armée pour sécuriser les frontières. Ppoas fermer, mais sécuriser », a-t-il ajouté.

Hermann Schützenhöfer a également souligné que le fardeau que représentait l’afflux de réfugiés ne pouvait pas être assumé par une poignée de pays européens. « C’est inacceptable que toute la souffrance du monde retombe sur l’Allemagne et sur nous ».