«Le Brexit n’affectera pas nos relations militaires» avec la France

Michael Fallon et Florence Parly, les ministres britannique et français à la Défense, se sont rencontrés le 31 août. [ecpad/Ministère des Armées]

Sir Michael Fallon, secrétaire d’État à la défense du Royaume-Uni, a rencontré Florence Parly ce jeudi matin. Il souhaite approfondir les collaborations militaires franco-britanniques, en plein développement. Il annonce d’importantes manœuvres conjointes entre armées françaises et britanniques en septembre, en Europe centrale (Hongrie, Roumanie, Bulgarie) et au Kenya en novembre. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Le Secrétaire d’État à la défense du Royaume-Uni, qui a rencontré Florence Parly ce jeudi matin, assure que le Brexit n’affectera pas les relations militaires franco-britanniques. Dans un souci d’approfondissement de cette relation, il annonce des manœuvres conjointes en Europe centrale et au Kenya.

Le Brexit aura-t-il des conséquences sur les relations franco-britanniques en matière de défense ?

Non, aucune. La défense est probablement le domaine qui sera le moins impacté par le Brexit. Nos deux nations sont des puissances nucléaires, elles sont partenaires au sein de l’Otan et jouent un rôle majeur dans la lutte internationale contre Daech. Rien de tout cela ne sera affecté. L’entretien chaleureux et constructif que j’ai eu avec Florence Parly ce jeudi me conforte dans l’idée que nous allons continuer à approfondir nos coopérations militaires, en plein développement.

Quels sujets avez-vous abordé ?

Nous avons fait le point sur nos opérations communes au sein de l’Otan, la lutte contre Daech, nos coopérations industrielles, le prochain sommet franco-britannique… Les relations entre nos armées se sont considérablement renforcées ces dernières années. J’avais des contacts très réguliers avec Jean-Yves Le Drian, et nos militaires ont aujourd’hui l’habitude de travailler et de s’entraîner ensemble. Nous aurons d’importantes manœuvres conjointes en septembre, en Bulgarie, Roumanie et Hongrie, puis en novembre, au Kenya. Et nous sommes déterminés à collaborer plus encore.

Y compris dans l’élaboration de nouveaux armements ?

Dassault, Safran, Thales, BAE Systems et Rolls-Royce travaillent ensemble sur un futur avion de combat franco-britannique, et des collaborations industrielles existent pour la conception de nouveaux missiles et de nouveaux systèmes de déminage. Nous devons trouver un successeur au Typhoon, notre avion de combat, et nous avons des projets ambitieux pour le renouvellement de nos navires.

Les coupes successives dans les budgets militaires, en France comme en Grande-Bretagne, ne menacent-elles les capacités d’action des deux armées ?

Non, bien au contraire ! Nos deux pays augmentent leurs budgets militaires. Nous avons relancé nos dépenses en avril 2016. Nous sommes au-delà de l’objectif de 2 % du PIB consacré à la défense fixé par l’Otan, et nous le maintiendrons. La France n’est pas loin de cet objectif, que votre président s’est engagé à atteindre. Les menaces auxquelles nous sommes confrontés ne cessent d’augmenter par ailleurs, et nous demandons de plus en plus à nos forces armées. En France, avec le dispositif Sentinelle ou l’intervention au Sahel. En Grande-Bretagne, nous renforçons notre présence militaire en Estonie, nos manœuvres en Ukraine, notre engagement en Afghanistan ou au Nigeria. Nous devons augmenter nos budgets tout en continuant à réformer nos armées, de façon à optimiser ces dépenses.

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