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26/09/2016

Le Pays de Galles veut que le Brexit ne lui coûte « pas un penny »

L'Europe dans le monde

Le Pays de Galles veut que le Brexit ne lui coûte « pas un penny »

Cardwyn Jones

En dépit de la sortie programmée du Royaume-Uni de l’UE, Carwyn Jones, le premier ministre gallois veut que Cardiff conserve certains avantages liés à l’adhésion à l’UE comme, la politique agricole commune ou les fonds structurels.

Contrairement à ses cousins celtes, l’Écosse et l’Irlande du Nord, le pays de Galles a voté à 53 % en faveur du Brexit. Un résultat « profondément décevant » pour Carwyn Jones, qui estime « essentiel » que son gouvernement national « joue un vrai rôle » dans les négociations de sortie de l’UE.

Des souhaits irréalistes

La liste de priorités citée par le Premier ministre inclut notamment la participation dans les projets européens, tels que la politique agricole commune et les fonds structurels, « sous les conditions actuelles », en dépit du Brexit.

Il souligne que le pays de Galles bénéficie davantage de l’UE qu’elle n’y contribue en termes monétaires, et espère que le Brexit ne coûtera « pas un seul penny » à la nation, bien que toutes les projections tablent sur des conséquences économique très néfaste d’un Brexit pour l’ensemble du Royaume-Uni.

En ce qui concerne l’impact sur l’emploi dans le pays de Galles, Cardwyn Jones craint qu’il soit bien réel, mais a assuré que le gouvernement fera tout son possible pour limiter les dégâts.

Investissements européens

Les investissements européens au pays de Galles, qui sont estimés à entre 653 et 747 millions d’euros par an, n’ont pas empêché les anciennes communautés industrielles, devenues pauvres, de voter contre l’UE. Les habitants de ces zones se sentent rejetés, explique Premier ministre national travailliste et ont vu dans le référendum une occasion de contredire David Cameron et son gouvernement conservateur.

Cardwyn Jones critique également la décision du Premier ministre britannique d’organiser le référendum aussi peu de temps après les élections locales. Il « a choisi où la bataille serait livrée. C’est un choix qui a des conséquences », regrette le Gallois.

L’élu a assuré n’avoir aucune intention de démissionner, assurant avoir fait « tout ce que l’on demandait de lui ». Il a également refusé de critiquer Jeremy Corbyn, dirigeant du parti travailliste, sur la manière dont la campagne pro-UE a été menée, insistant qu’il n’y avait pas eu assez de temps pour organiser une campagne efficace.