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06/12/2016

Les démocrates américains inquiets pour l’avenir des relations UE-USA

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Les démocrates américains inquiets pour l’avenir des relations UE-USA

Bernie Sanders

Le parti démocrate américain craint pour à l’avenir des relations UE-États-Unis en cas de victoire de Donald Trump, révèle une source au sein du S&D.

En mission à Philadelphie pour participer à la convention du parti démocrate américain, une délégation du S&D, composée de Gianni Pittella, président du parti, Knut Fleckenstein et Tanja Fajon, vice-présidents et Jeppe Kofod, qui fait partie des responsables des relations avec les États-Unis au Parlement, a rencontré plusieurs personnalités politiques de haut rang, dont Bernie Sanders, Bill Clinton, Madeleine Albright et Richard Trumka, président de l’association syndicale.

Un membre du S&D qui a participé à ces réunions a expliqué à EurActiv que tous les représentants du parti démocratique américain se sont dits « extrêmement inquiets » quant à l’avenir des relations transatlantique en cas d’élection du candidat républicain, Donal Trump.

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« Un scénario effrayant », pour Sanders

« Bernie Sanders est bien informé sur la situation et les évolutions politiques européennes », assure notre source.

Pour le sénateur, une présidence Trump est un « scénario effrayant et difficile à appréhender », notamment en ce qui concerne les relations avec l’Europe. L’ancien candidat souligne également qu’il est impossible de prédire quels seraient les liens entre les deux blocs si Donald Trump accède à la présidence.

« Dans la langue diplomatique, il faut tourner sa langue dans sa bouche avant de parler », commente le membre du S&D, en référence aux déclarations intempestives et souvent mal avisées du candidat républicain.

Brexit et Tsipras

Bernie Sanders admet avoir été extrêmement surpris par l’issue du référendum britannique et dénonce un populisme surfant sur les peurs de gens.

Le sénateur s’intéresse particulièrement au cas grec et aurait posé beaucoup de questions sur la situation actuelle. « Il nous a donné l’impression d’avoir une vision positive des efforts du Premier ministre, Alexis Tsipras, pour stabiliser le pays », assure le représentant du S&D.

Dans une tribune publiée sur EurActiv.com, le président du parti, Gianni Pittella, regrettait que le « virus du populisme, du racisme et de la xénophobie » ait « infecté l’Europe ». « En Europe, ce virus a pour nom Marine Le Pen, Nigel Farage, Viktor Orban, le Mouvement 5 Étoiles ou Jarosław Kaczyński », insistait-il.

Les représentants américains ont reconnu que le même « virus » existait aux États-Unis, même s’il présentait des caractéristiques propres au continent.

Des résultats imprévisibles

Tous les représentants du parti démocratique ont été très prudents quant à l’issue finale des élections, parlant d’une « course au coude-à-coude ».

Le vote des partisans de Bernie Sanders sera crucial. « Dans le camp de Sanders, certains détestent plus Hillary Clinton que Donald Trump », note un eurodéputé S&D.

Bernie Sanders a été battu par Hillary Clinton lors de la primaire démocrate. Bien qu’il ait depuis annoncé son soutien pour la candidate, ses plus fervents supporters ont du mal à se résoudre à voter pour elle.

« Je soutiens Hillary Clinton. Et tous ceux qui ont voté pour moi devraient faire de même », a-t-il fait remarquer. L’ancien candidat comprend la déception de ses partisans, « mais s’avouer vaincu et être inactif ne fera pas avancer les choses. Ce qui compte, c’est de continuer à aller de l’avant et de continuer à se battre. Dans ce combat, le défi le plus immédiat est de battre Donald Trump. »

Contrairement à sa tradition, le Parti populaire européen, de centre droit, n’est pas pressé de soutenir le candidat républicain, à cause de son attitude de rejet vis-à-vis de l’Europe. « Il est clair que Donald Trump est dangereux, non seulement pour l’Europe, mais pour le monde entier », a reconnu un représentant S&D.

Un jour avant la convention, Gianni Pittella, chef de file du S&D avait rencontré des représentants des communautés italo-américaines, afin de les encourager à voter pour Hillary Clinton.

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Trump change de tactique

Pour enrayer sa chute dans les sondages, le candidat républicain a déplacé le débat sur l’économie en proposant des mesures chocs, dans un domaine où il estime Hillary Clinton, qui recueille en moyenne 47,5% des intentions de vote, vulnérable, lors d’un discours plus détaillé que ses allocutions habituelles et interrompu à de nombreuses reprises par des manifestants.

Lors d’un discours au club économique de Detroit, capitale de l’industrie automobile américaine, l’homme d’affaires a proposé un moratoire sur toute nouvelle réglementation et une baisse généralisée des impôts, dépeignant les huit années de la présidence de Barack Obama, dont il estime qu’Hillary Clinton est l’héritière, comme un poids sur les entrepreneurs.

Rompant avec l’orthodoxie républicaine, le milliardaire populiste a promis de réinvestir dans les infrastructures et a renouvelé sa dénonciation des traités de libre-échange, dénonçant le partenariat transpacifique signé par Barack Obama et actuellement bloqué au Congrès.

« Je propose une réduction générale de l’impôt sur le revenu, surtout pour les Américains de la classe moyenne », a-t-il déclaré. « Cela créera des millions d’emplois. »

En septembre dernier, Donald Trump avait en effet proposé de réduire de sept à quatre le nombre de tranches du barème de l’impôt sur le revenu. Lundi, il a proposé trois tranches de 12, 25 et 33%, contre un taux maximal de 39,6% aujourd’hui. Et il est favorable à une réduction de l’impôt sur les sociétés de 35 à 15%. Les démocrates dénoncent des baisses d’impôts qui profiteraient surtout aux foyers les plus aisés.

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  • 8 November: US presidential election

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