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01/10/2016

Entretien : le conflit du gaz « souligne l’importance de Nabucco » [FR]

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Entretien : le conflit du gaz « souligne l’importance de Nabucco » [FR]

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La crise gazière qui se déroule actuellement pourrait donner l’élan au développement d’une politique énergétique européenne cohérente. Quant à la Commission, elle devrait prendre la tête de la mise en œuvre du projet de gazoduc Nabucco. C’est ce qu’a déclaré dans un entretien à EurActiv l’eurodéputé socialiste bulgare Evgeni Kirilov.

M. Kirilov a appelé à ce qu’une enquête indépendante soit conduite pour établir « lequel des deux pays est le plus responsable ». « Quel que soit le pays, il faut qu’il soit très sévèrement sanctionné, afin que cela ne se reproduise plus jamais », a-t-il ajouté. 

L’eurodéputé bulgare a exprimé des préoccupations et de la colère quant au fait que la délégation russe ne s’est pas rendue hier (8 janvier) à la rencontre de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen, faisant allusion au fait que les conditions météorologiques n’étaient pas une raison suffisante pour expliquer leur absence.

Il a qualifié le conflit gazier entre la Russie et l’Ukraine, à cause duquel près de vingt pays européens se retrouvent sans approvisionnement gazier, « d’inhumain et d’irresponsable ». 

M. Kirilov a indiqué qu’il suivait de près la situation « très grave » dans son pays, qui a été le plus sévèrement touché par la dispute. 

« Les citoyens bulgares ne méritent pas un tel traitement. A mon avis, la Commission européenne pourrait assumer un rôle beaucoup plus actif par rapport à cette question. La Commission devrait agir plus rapidement, et les observateurs devraient déjà être sur le terrain. Nous n’avons pas de temps à perdre », a déclaré l’eurodéputé. 

M. Kirilov a admis que son pays dépend trop fortement du gaz russe. Il n’y a pas de sources alternatives, et un seul gazoduc achemine le gaz russe vers la Bulgarie. Par rapport à la proposition du président bulgare Georgi Parvanov de rouvrir un des réacteurs de la centrale nucléaire Kozloduy (EurActiv 07/01/09), il espère que la crise arrivera à terme rapidement. Néanmoins, il pourrait s’avérer nécessaire de rouvrir Kozloduy si la situation s’aggrave, a-t-il confié. 

« Je pense que le président a eu raison de souligner avec gravité la question, parce que nous serons impuissants d’ici à quelques semaines. Et je pense que le traité d’adhésion admet une telle décision dans une situation aussi critique. En dialoguant avec la Commission européenne, nous devrions recevoir son consentement pour rouvrir au moins un des réacteurs », a indiqué M. Kirilov. 

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