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28/09/2016

L’UE valide la candidature de la Bosnie-Herzégovine

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L’UE valide la candidature de la Bosnie-Herzégovine

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Les 28 États membres ont accepté la candidature de la Bosnie-Herzégovine pour entrer dans l’UE.

Selon le communiqué de la présidence slovaque du Conseil de l’UE, les membres du bloc ont salué les progrès accomplis par les autorités de Bosnie-Herzégovine pour mettre en place leur planning de réformes. L’UE les a d’ailleurs invités à poursuivre leurs efforts pour que les citoyens bosniens en profitent pleinement.

Cela devrait inclure des réformes socio-culturelles, dans l’État de droit et l’administration publique.

La candidature officielle pour devenir un membre de l’Union a été déposée le 15 février par le dirigeant de la présidence du pays des Balkans, Dragan Čović. Le traitement de la demande implique une longue procédure d’évaluation et de décision pour accorder le statut de candidat au pays, suivie de l’ouverture de négociations pour l’intégration le bloc.

L’UE avait auparavant découragé la Bosnie-Herzégovine de soumettre une candidature, ayant des doutes sur la capacité des différentes communautés ethniques au sein du pays à vivre ensemble.

« La Présidence accorde une importance particulière à la mise en oeuvre d’une politique d’élargissement crédible et j’ai le plaisir de confirmer que nous tenons parole. L’élargissement est un outil indispensable pour promouvoir la démocratie, la stabilité et la prospérité dans la région. Si un pays tient ses engagements, l’UE doit tenir les siens également », a déclaré Ivan Korčok, président du Conseil des affaires générales.

Le Premier ministre, Denis Zvizdic, a déclaré que l’acceptation de la candidature du pays constituait « un moment historique pour le cheminement de l’Europe et pour le futur européen de la Bosnie-Herzégovine ».

« Ces nouvelles sont des plus positives pour le pays… notamment pour les jeunes », a-t-il estimé.

Un seul pays balkanique occidental n’a pas encore soumis de candidature pour intégrer le bloc : le Kosovo. Il serait cependant difficile pour ce pays de faire cette démarche, dans la mesure où l’ancienne province serbe, déclarée indépendante unilatéralement en 2008, n’est pas reconnue par l’Espagne, la Slovaquie, la Roumanie et la Grèce.

Contexte

Bosnia and Herzegovina experienced the worst of the ethnic-nationalist fighting that accompanied the disintegration of Yugoslavia.

Bosnia's declaration of independence in 1992 triggered a bitter conflict between Serbs, Bosniaks (Bosnian Muslims) and Croats, claiming 100,000 lives. Eventual international intervention under the auspices of the UN culminated in a NATO bombing campaign against Bosnian Serb forces in 1995, which led to the Dayton Agreement that created the current constitution and geopolitical structure.

The conflict involved ethnic cleansing and atrocities. Worst of all was the Srebrenica massacre in 1995, when an estimated 8,000 Bosniak men and boys were killed by the army of the Republika Srpska and other paramilitary units, despite the presence of 400 armed Dutch peacekeepers in the area.

The country is officially a federation, divided into two partner entities with considerable independence: the Bosniak-Croat Federation and Republika Srpska. Each has its own government, legislature and police force, but the two come together in a central government with an eight-month rotating presidency held equally by a Bosniak, a Croat and a Serb (click here for more information).

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