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27/09/2016

Les Européens en bonne position pour le poste de secrétaire général de l’ONU

L'Europe dans le monde

Les Européens en bonne position pour le poste de secrétaire général de l’ONU

António Guterres, Danilo Türk, Irina Bokova and Vuk Jeremić

[Wikimedia]

Le Portugais António Guterres, le Slovène Danilo Türk, la Bulgare Irina Bokova et le Serbe Vuk Jeremić font figure de favoris pour remplacer l’actuel secrétaire général des Nations-Unis, qui achèvera son second mandat le 31 décembre.

Dans un sondage informel, les quinze membres du Conseil de sécurité de l’ONU se sont exprimés sur les douze candidats au poste : ils pouvaient soutenir, s’exprimer contre une candidature ou ne pas donner d’avis. Il ne s’agit que de la première étape de la procédure.

Le sondage a eu lieu après plusieurs réunions pendant lesquelles les douze candidats, nommés par leur gouvernement, se sont présentés aux membres du Conseil et ont répondu à leurs questions. C’est la première fois qu’il y a un réel effort de transparence de la part des Nations-Unies, concernant l’élection du secrétaire général.

António Guterres a reçu douze votes favorables, aucun vote défavorable et trois votes « sans opinion ». Il est suivi par l’ancien président slovène, Danilo Türk, avec onze votes positfs, deux négatifs et deux neutres. L’ancienne directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, se place en troisième : neuf favorables, quatre défavorables et deux « sans opinion ». Enfin, l’ex-ministre des Affaires étrangères serbes, Vuk Jeremić a obtenu neuf votes positifs, cinq négatifs et deux « sans opinion ».

>> Lire : Irina Bokova : « la culture n’est pas un objectif, mais un moteur pour le développement »

La manière dont chaque pays a voté n’a cependant pas été révélé. Pour devenir secrétaire général, un candidat doit recevoir au moins neuf voix positives sur quinze, dont la totalité des membres permanents, c’est-à-dire les États-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni et la France.

Parmi les autres candidats pressentis, la Néo-Zélandaise Hélène Clark est arrivée cinquième et la ministre des Affaires étrangères argentine, Susana Malcorra septième.

L’expérience aux Nations-Unis importe

Les candidats ayant moins d’expérience avec l’ONU, dont l’ancienne ministre des Affaires étrangères croate, Vesna Pusić, l’ancien Premier ministre du Monténégro Igor Lukšić et l’ex-ministre des Affaires étrangères moldave Natalia Gherman, se sont retrouvés en bas de la liste.

L’ambassadeur japonais, Koro Bessho, qui a dirigé le Conseil de sécurité en juillet, a confirmé aux journalistes que le sondage avait eu lieu et que les candidats seraient informés par les représentants de leur pays à l’ONU. Aucune décision n’a encore été prise concernant la date du second sondage, a-t-il cependant précisé. Il n’y a pas de date butoir pour déposer sa candidature, mais les aspirants au poste qui ne se sont pas encore présentés devraient le faire rapidement pour que le Conseil et l’Assemblée générale de l’ONU disposent de suffisamment de temps pour examiner chaque candidature, a-t-il ajouté.

>> Lire : Georgieva lorgne le poste de secrétaire général de l’ONU

Le président de l’Assemblée générale, le Danois Morgens Lykketoft, avait récemment affirmé qu’il pensait que l’ONU était prête à accepter une secrétaire générale. Le fait que l’Europe de l’Est est la seule région qui n’a pas encore eu de secrétaire général pourrait, selon lui être un autre argument qui pèse dans la balance.

L’UE n’est pas un groupe

Selon les traditions de l’ONU, le monde est divisé en groupes régionaux. L’Europe occidentale se compose de la Russie, des anciens pays soviétiques, dont les nouveaux membres de l’UE, ainsi que tous les candidats qui souhaitent intégrer le bloc européen, à l’exception de la Turquie.

Le Portugal et la Nouvelle-Zélande font partie du groupe « Europe occidentale et autres », qui inclue également les États-Unis et le Canada. Pour des raisons historiques identiques, la Grèce et la Turquie font partie de ce groupe, tandis que la Chypre appartient étonnement au groupe asiatique.

Récemment, le représentant russe à l’ONU, Vitaly Churkin, a souligné la volonté de la Russie que le prochain secrétaire général soit originaire de son groupe régional.

 

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