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06/12/2016

L’Italie relève le niveau de sécurité dans ses ports

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L’Italie relève le niveau de sécurité dans ses ports

Les frappes aériennes contribuent à la progression de l'armée libyenne.

[Defence images/Flickr]

Les garde-côtes italiens ont annoncé que le niveau de sécurité sur le trafic passager dans les ports de la péninsule avait été relevé d’un cran, sans pour autant évoquer de menace spécifique.

Désormais fixé à 2 sur une échelle allant de 1 à 3, ce niveau de sécurité prévoit une augmentation du pourcentage de passagers et de véhicules contrôlés dans les ports, essentiellement au départ des ferries, ainsi qu’une surveillance renforcée dans les zones de débarquement.

La capitainerie des garde-côtes a envoyé une directive, effective à partir de jeudi, à tous les ports du pays pour activer ce niveau.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole des garde-côtes n’a pas fait état de menaces spécifiques. Selon la presse italienne, la mesure est d’abord liée à l’augmentation du trafic prévue pour le week-end du 15 août et à l’évolution des combats en Libye.

Forces spéciales italiennes en Libye ?

Les forces gouvernementales libyennes, appuyées pour la première fois par des frappes américaines, progressent en effet rapidement à Syrte, devenue en juin 2015 le fief de l’organisation État islamique en Libye.

Le gouvernement italien a refusé jeudi de confirmer les informations des médias sur la présence de forces spéciales en Libye, le Premier ministre italien, Matteo Renzi, essuyant les critiques de l’opposition sur ce sujet.

>> Lire : L’UE, complice de la maltraitance des réfugiés en Libye?

Barack Obama a jugé que les frappes américaines en Libye relevaient de la sécurité nationale de son pays et de ses alliés européens, dont certains comme la France font face à une vague d’attentats revendiqués par l’EI.

En Italie, la plupart des journaux faisaient état jeudi de la présence de dizaines de militaires italiens en Libye depuis la semaine dernière. Des informations que le gouvernement italien a refusé de confirmer.

Dans une interview au quotidien italien Corriere della Sera publié mercredi, le Premier ministre du GNA, Fayez al-Sarraj, avait cependant réaffirmé que son gouvernement n’avait pas besoin de troupes étrangères sur son sol.

>> Lire : Les Européens doivent attendre une demande officielle pour intervenir en Libye contre l’EI

« J’ai seulement demandé l’intervention avec des attaques aériennes américaines qui doivent être très chirurgicales et limitées dans le temps et dans les zones géographiques », a-t-il déclaré.

Alors que la Libye a sombré dans le chaos avec la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, le GNA cherche à asseoir son autorité sur l’ensemble du territoire et relancer notamment le secteur