En direct: un sommet européen dominé par les crises de l’année 2016

Les dirigeants européen se réunissent à Bruxelles pour le dernier sommet de 2016. [European Union]

Les dirigeants européens se réunissent à Bruxelles le 15 décembre pour un sommet centré sur l’immigration et la sécurité.

Le programme des discussions inclut notamment :

  • l’application de l’accord UE-Turquie sur les réfugiés,
  • la réforme du système d’asile européen et l’application des principes de solidarité et de responsabilité,
  • les sanctions vis-à-vis de la Russie,
  • la stratégie mondiale de l’UE en matière de sécurité et de défense,
  • le plan d’action européen pour la défense,
  • les progrès à réaliser en termes d’économie, de développement social et de jeunesse,
  • les relations externes.

Le sommet sera suivi d’un dîner informel sur le Brexit, auquel ne participera pas Theresa May.

Consulter le projet de conclusions (en anglais)

Manon Flausch 16/12/201609:21

L’UE accentue la pression sur la Russie

Les dirigeants des 28 pays de l’UE ont décidé d’accentuer la pression sur la Russie pour tenter d’infléchir sa position dans le conflit syrien et en Ukraine.

L’UE « n’est pas indifférente à la souffrance du peuple syrien », a assuré le président du Conseil européen Donald Tusk, après avoir admis que les Européens n’étaient « pas assez efficaces ».

Les 28 se sont engagés à « exercer une pression sur les acteurs du conflit en Syrie par tous les moyens diplomatiques disponibles ».

« Les 50 000 habitants d’Alep-Est n’attendent plus que la mort après l’échec de la communauté internationale », leur avait lancé plus tôt le président du conseil local des quartiers rebelles, Brita Hagi Hassan, invité à s’exprimer devant les 28.

Après quatre ans de bataille acharnée, la victoire du régime syrien à Alep apparaît aussi comme celle du président russe Vladimir Poutine

« L’Europe doit faire entendre sa voix », avait exhorté François Hollande à son arrivée à Bruxelles Il a aussi accusé la Russie de « prendre des engagements qu’elle ne tient pas ».

La Première ministre britannique, Theresa May, a elle aussi appelé à la fermeté contre le régime syrien et « ses soutiens en Russie et en Iran », estimant que « « ceux qui sont responsables de ces atrocités » à Alep devront « rendre des comptes ».

Des sanctions font « partie des options qui pourraient être ouvertes », mais « nous n’en sommes pas là », a expliqué François Hollande à l’issue du sommet.

Les 28 ont en revanche approuvé sans difficulté la reconduction pour six mois de leurs sanctions contre Moscou pour son rôle en Ukraine, imposées en 2014 après la destruction en vol d’un avion de Malaysia Airlines au-dessus de l’Est séparatiste (298 morts).

Ces mesures visant les secteurs pétrolier, de la défense ou encore des banques, régulièrement reconduites depuis deux ans, étaient en vigueur jusqu’au 31 janvier 2017 et certains pays comme l’Italie avaient exprimé des réticences à les poursuivre.

Manon Flausch 16/12/201609:14

L'opération sauvetage de l'accord UE-Ukraine ne fait pas l'unanimité

Les Pays-Bas veulent une preuve écrite que l’accord commercial avec l’Ukraine n’ouvrira pas la voie à une adhésion du pays à l’UE, afin de le faire ratifier au niveau national. Une demande qui agace certains pays.

Manon Flausch 16/12/201608:36

L’UE s’accorde sur son approche du Brexit Les dirigeants européens se sont accordés jeudi sur l’approche qu’ils ont choisi de retenir pour les négociations à venir sur le Brexit, s’engageant à aller vite et à rester unis pour éviter que Londres n’arrache un accord trop favorable susceptible d’inspirer d’autres départs.

https://www.euractiv.fr/section/royaume-uni-en-europe/news/lue-saccorde-sur-son-approche-du-brexitkey

Manon Flausch 15/12/201616:38

Schulz ému à sa dernière conférence de presse en tant que président du Parlement

Martin Schulz a profité au maximum de sa dernière conférence de presse en tant que président du Parlement européen, qu’il a prolongé aussi longtemps que possible, au grand désarroi de ses assistants. Il en a notamment profité pour défendre vigoureusement l’implication du Parlement dans les négociations de Brexit.

« Nous faisons part des négociations », a-t-il insisté. « L’UE n’est pas un État fédéral, c’est une union d’États souverains, qui ont créé [trois] institutions. Toutes les institutions doivent négocier. J’ai l’impression que [les 28 chefs d’État] le comprennent. »

Martin Schulz, qui continuera sa carrière politique en Allemagne et pourrait bien devenir le prochain ministre des Affaires étrangères, souligne que la plupart des domaines concernés par les discussions de divorce, comme les douanes, le secteur financier, le cadre financier pluriannuel et la politique de défense et de sécurité commune, relevaient du domaine législatif.

La BBC a voulu savoir si le Brexit « émouvait » l’Allemand, qui a répondu par un long soupir. « C’est une affaire émouvante, mais elle ne devrait pas être menée par nos émotions. Des deux côtés, nous avons sous-estimé le caractère dramatique du Brexit. »

« Soyons raisonnables, des deux côtés, et faisons ce que nous pouvons », a-t-il conclu, avertissant que « le nationalisme n’est pas seulement une erreur, cela joue avec la confiance de la génération à venir. »

Manon Flausch 15/12/201616:09

Mark Rutte prône l’unité européenne face à la Russie

À son arrivée au sommet, Mark Rutte, le Premier ministre néerlandais, a plaidé en faveur de l’accord d’association UE-Ukraine.

Lors du sommet, il devra convaincre ses 27 partenaires d’adopter un texte au langage ferme sur l’Ukraine, qui reviendrait à amender cet accord d’association rejeté en avril par les Néerlandais lors d’un référendum consultatif.

« Retirer le traité de la table est le plus grand cadeau que l’on puisse faire à Vladimir Poutine », a affirmé Mark Rutte, en accusant la Russie d’agression, notamment dans l’est de l’Ukraine. Selon lui, l’UE doit « protéger (son) unité » contre le président russe.

Manon Flausch 15/12/201614:47

François Hollande : « l’Europe doit faire entendre sa voix »

François Hollande a demandé à ce que le Conseil reçoivent le maire d’Alep, afin d’en appeler à la communauté internationale.

« L’urgence aujourd’hui c’est de faire évacuer le plus possible la population qui ne peut plus supporter les bombardements et les massacres et qui veut, en toute sécurité, quitter la zone », a-t-il déclaré. « La deuxième priorité, c’est de pouvoir faire accéder l’aide alimentaire et les médicaments à Alep, pour la population qui voudrait rester. Et enfin, c’est de protéger tous les établissements hospitaliers autour d’Alep pour qu’ils puissent accueillir des blessés. »

Le président entent demander aux Vingt-Huit d’imposer un ultimatum humanitaire, afin que la population puisse évacuer la ville. « Et la condition de tout cela, c’est un cessez-le-feu et c’est ce que le Conseil européen doit exiger, un cessez-le-feu et l’évacuation des populations civiles », a-t-il ajouté. « L’Europe doit faire entendre sa voix. »

Il a averti les régimes qui soutiennent Bachar El-Assad qu’il était temps de prendre leurs responsabilités : « Il y a un moment où il faut répondre de ses actes. On me dit ‘il faut parler à la Russie’. Je parle sans cesse à la Russie. La Russie prend des engagements qu’elle ne tient pas. »

En ce qui concerne la crise grecque, François Hollande se déclare solidaire des décisions prises par l’Eurogroupe, tout en estimant que la dette n’a pas encore été suffisamment allégée et exclut toute mesure d’austérité supplémentaire. Il a également déclaré qu’il était temps de cesser d’empêcher la Athènes à « prendre un certain nombre de décisions souveraines qui respectent les engagements qui avaient été pris, ici-même à Bruxelles, pour trouver une solution pour l’avenir ».

Marion Candau 15/12/201613:21

Martin Schulz, président du Parlement européen, a twitté : « l’UE a des principes fondamentaux : les quatre libertés sont indissociables et le Brexit ne peut pas être un meilleur accord que l’adhésion [à l’UE] ».

Marion Candau 15/12/201613:15

Hollande apporte son soutien à la Grèce après l’annonce du MES

François Hollande a apporté jeudi son soutien au gouvernement grec après l’annonce mercredi par le Mécanisme européen de stabilité qu’il suspendait les mesures d’allègement de la dette après la décision d’Athènes de verser une prime aux retraités.

« Je suis solidaire des positions qui sont prises en Eurogroupe. L’Eurogroupe a décidé d’alléger la dette grecque, pas encore suffisamment mais je soutiens les positions de l’Eurogroupe », a dit le président français à son arrivée au Conseil européen à Bruxelles.

« Il ne peut pas être question de demander encore des efforts supplémentaires à la Grèce ou de l’empêcher de prendre un certain nombre de décisions souveraines qui respectent les engagements qui avaient été pris ici même à Bruxelles », a-t-il ajouté.

« Je suis pour que la Grèce soit traitée dignement, reste dans la zone euro, et qu’on trouve enfin le règlement de la dette grecque parce que c’est la condition, et pour la Grèce et pour l’Europe, de la stabilité », a poursuivi le président français.

Jeudi matin, le ministre français des Finances, Michel Sapin, avait lui aussi apporté son soutien au gouvernement grec.

(Reuters)

Marion Candau 15/12/201613:14

Le ton monte entre l'Eurogroupe et le gouvernement grec

Les créanciers européens de la Grèce ont suspendu les mesures prises sur la dette la semaine passée pour répondre aux décisions sociales annoncées par Alexis Tsipras. Ce dernier est une nouvelle fois menacé d’une humiliation cuisante. Un article de notre partenaire La Tribune.

Marion Candau 15/12/201613:11

Marion Candau 15/12/201613:10

L'opération sauvetage de l'accord UE-Ukraine ne fait pas l'unanimité

Les Pays-Bas veulent une preuve écrite que l’accord commercial avec l’Ukraine n’ouvrira pas la voie à une adhésion du pays à l’UE, afin de le faire ratifier au niveau national. Une demande qui agace certains pays.

Marion Candau 15/12/201613:09

Le maire d’Alep va être reçu par le Conseil européen Le maire d’Alep va être reçu ce jeudi par le Conseil européen à la demande de la France, a annoncé François Hollande à son arrivée au sommet de Bruxelles.

Le président du conseil local des quartiers d’Alep-Est, Brita Hagi Hassan, sera reçu par les Vingt-Huit « dans quelques minutes, pour qu’il donne son témoignage, pour qu’il en appelle à la solidarité internationale », a dit le président français.

François Hollande a accusé la Russie de ne pas tenir ses engagements concernant la ville d’Alep, bombardée par le régime syrien avec le soutien de l’armée russe, au prix de nombreuses victimes civiles.

« Je parle sans cesse à la Russie. La Russie prend des engagements qu’elle ne tient pas, alors maintenant il est temps qu’on arrive à cette trêve et à cette urgence humanitaire si nécessaire », a-t-il déclaré.

Le Conseil européen « va exiger un cessez-le-feu, l’évacuation des populations civiles et une négociation politique », a insisté François Hollande. « L’Europe doit faire entendre sa voix ».

(Reuters)

Manon Flausch 15/12/201611:45

Dessin du jour: Les eurodéputés se soumettent à des règles plus strictes

Cette semaine, les eurodéputés ont adopté des modifications du règlement du Parlement. Celles-ci comprennent notamment des règles plus strictes sur les conflits d’intérêt et le lobbying. La vision de Berco.

Manon Flausch 15/12/201609:49

Les crises au menu du dernier sommet européen de 2016

Syrie, Russie, Brexit, crise migratoire… Le sommet du 15 décembre devrait aborder une série de sujets « sensibles, explosifs », selon un diplomate, qui compare la rencontre à un « champ de mines ».

Manon Flausch 15/12/201609:46

Verhofstadt menace d’ouvrir des négociations de Brexit séparées

Guy Verhofstadt, représentant du Parlement européen sur la question du Brexit, a menacé d’ouvrir des négociations séparées avec le Royaume-Uni si les dirigeants européens excluaient le Parlement des négociations.

Manon Flausch 15/12/201609:44

Brexit

Le dîner Brexit, qui se déroulera en l’absence de Theresa May, respectera la volonté de l’UE de ne pas entamer de négociation avant l’activation de l’article 50. Il se penchera donc plutôt sur l’organisation interne des négociations au sein de l’UE.

Les chefs d’État et de gouvernement devraient signifier à la Grande-Bretagne qu’elle demeurera membre à part entière du bloc communautaire jusqu’à son départ formel et qu’elle sera exclue d’un certain nombre de réunions qui seront consacrées aux négociations.

Le communiqué n’entrera pas dans détail des termes qui seront proposés à la Grande-Bretagne, notamment sur le statut des expatriés, qu’il s’agisse des Européens vivant au Royaume-Uni ou des Britanniques demeurant au sein de l’Union européenne, en dépit des demandes exprimées par Londres sur ce sujet.

Les dirigeants rappelleront à Theresa May qu’ils souhaitent qu’elle enclenche le divorce aussi vite que possible. La dirigeante de l’exécutif britannique a dit vouloir lancer le processus d’ici mars, mais les procédures en cours devant la justice britannique pourraient l’obliger à patienter davantage.

Manon Flausch 15/12/201609:43

Theresa May privée de dîner au prochain Conseil européen

Le sommet de fin d’année des dirigeants européens ne durera qu’une journée et se conclura par un dîner auquel la Première ministre britannique, Theresa May, n’est pas conviée.

Manon Flausch 15/12/201609:42

« Champ de mines »

Les dirigeants européens se réunissent ce jeudi à Bruxelles pour un Conseil européen où ils devraient une fois de plus étaler leurs divergences sur de nombreux dossiers.

Après une journée consacrée aux migrants et aux réfugiés, à la Russie, aux répercussions de l’alternance à la Maison blanche et à la zone euro, les dirigeants européens attaqueront le Brexit, plat de résistance de ce sommet, en l’absence de la Première ministre britannique.

Des diplomates et représentants impliqués dans les réunions préparatoires du Conseil européen, qui ont comparé le sommet à un « champ de mines », ont expliqué que la recherche d’un consensus sur le divorce britannique avait été « l’une des questions ayant suscité le moins de controverses ».

L’immigration constitue un sujet très sensibles et sur lequel s’affrontent les États des différentes régions. L’Italie, où affluent les migrants, voit ainsi d’un mauvais œil le refus des pays de l’Est d’accueillir des réfugiés. Le seul véritable moment d’unité à attendre du sommet devrait se produire lors de l’approbation formelle du renouvellement pour six mois des sanctions visant Moscou, même si beaucoup pensent qu’il s’agira du dernier renouvellement.