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26/09/2016

Poutine accuse Kiev de terrorisme en Crimée

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Poutine accuse Kiev de terrorisme en Crimée

La Russie contrôle la Crimée depuis 2014.

Le président Vladimir Poutine a accusé mercredi les autorités ukrainiennes « d’être passées à la terreur » après l’annonce par les services secrets russes d’« attentats terroristes » déjoués en Crimée et préparés, selon Moscou, par l’Ukraine.

Les services secrets russes (FSB) ont affirmé mercredi avoir « déjoué en Crimée des attentats terroristes ayant pour cible des éléments cruciaux de l’infrastructure de cette péninsule » et qui visaient à « déstabiliser la situation » dans la région annexée par la Russie.

Le FSB a accusé Kiev d’avoir préparé plusieurs incursions de saboteurs-terroristes début août en Crimée qui se sont soldées par des affrontements armés et ont coûté la vie, selon Moscou, à un agent du FSB et un militaire russe.

Le président ukrainien, Petro Porochenko, a rejeté toutes les accusations en les qualifiant d’« absurdes et cyniques ».

« Les gens qui se sont emparés du pouvoir à Kiev […] sont passés à la terreur », a pour sa part déclaré Vladimir Poutine lors d’une conférence de presse au Kremlin, en évoquant la prochaine mise en place d’importantes mesures supplémentaires pour assurer la sécurité de la péninsule. « Cette tentative de provoquer une flambée de violences […] est un jeu très dangereux. »

« Dans ces conditions, une rencontre au format Normandie [France, Allemagne, Russie et Ukraine] en Chine [au G20 les 4 et 5 septembre] n’a aucun sens », a-t-il estimé. Il a donc appelé les Occidentaux à « exercer une pression appropriée sur les autorités de Kiev » s’ils « veulent aboutir vraiment à un règlement pacifique » du conflit ukrainien. Le format Normandie a été mis en place par Paris, Berlin, Kiev et Moscou pour trouver une solution à la question des régions rebelles de l’Est.

>> Lire : Poutine juge l’UE responsable de la dégradation des relations avec la Russie

De son côté, l’Ukraine va demander au Conseil de sécurité des Nations unies de tenir une réunion d’urgence si les tensions se poursuivent.

« Nous sommes prêts en cas de nouvelles provocations », a assuré l’ambassadeur ukrainien Volodymyr Yelchenko. « Une réunion du Conseil de sécurité est envisagée. Dès que la limite aura été franchie, nous le ferons immédiatement. »

>> Lire : Prolongation prévue des sanctions contre la Russie

Saboteurs-terroristes

Selon le FSB, un premier groupe de saboteurs-terroristes a été découvert près de la ville d’Armiansk, en Crimée, dans la nuit du 6 au 7 août.

« Un agent du FSB a été tué dans un échange de tirs lors de l’opération visant à arrêter ces terroristes », a précisé l’agence dans un communiqué, ajoutant que 20 engins explosifs artisanaux et plus de 40 kilos de TNT avaient été saisis sur les lieux.

Le FSB affirme également avoir empêché deux autres groupes appuyés par des « tirs massifs et des blindés des forces armées ukrainiennes », de pénétrer en Crimée dans la nuit du 7 au 8 août. Un militaire russe a été tué dans les affrontements, selon la même source.

L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), dont un groupe d’observateurs surveille la frontière russo-ukrainienne, n’a pour sa part fait état d’aucun incident à ces dates.

L’OSCE a toutefois noté dans un communiqué diffusé mardi que la circulation des voitures à travers la ligne de démarcation entre l’Ukraine et la Crimée était suspendue ces derniers jours et que les gardes-frontières semblaient être en état d’alerte.

>> Lire aussi : Moscou et Ankara enterrent la hache de guerre

Des déclarations « fausses et hystériques »

Accuser l’Ukraine de terrorisme est « absurde et cynique », a réagi le président ukrainien, Petro Porochenko dans un communiqué. « Ces fantaisies ne sont qu’un prétexte pour de nouvelles menaces militaires à l’égard de l’Ukraine », a-t-il affirmé.

Le Conseil de sécurité nationale a dénoncé les accusations russes comme « fausses et hystériques », alors que l’état-major ukrainien les a qualifiées de provocation.

Le ministère ukrainien de la Défense a pour sa part évoqué « une tentative de justifier le redéploiement et les actes agressifs des militaires russes sur le territoire de la péninsule annexée ».

La Crimée a été annexée par la Russie en 2014 après une intervention militaire suivie d’un référendum de rattachement dénoncé comme illégal par Kiev et les Occidentaux. Cette annexion a été suivie d’un sanglant conflit opposant l’armée ukrainienne aux séparatistes prorusses dans l’Est du pays, qui a fait plus de 9 500 morts.

La péninsule abrite plusieurs bases militaires et navales russes, dont celle de la Flotte russe de la mer Noire, à Sébastopol.

Cette annexion a provoqué les plus fortes tensions entre les Occidentaux et la Russie depuis la fin de la Guerre froide et a été suivie par une série de sanctions européennes et américaines contre Moscou.

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Réactions

In an op-ed on KyivPost, Halya Coynash, a member of the Kharkiv Human Rights Protection Group, blamed Russia for pre-planning “Ukrainian incursion on Russian-occupied Crimea”.

“If Russia wanted to make its claims of an attempted Ukrainian terrorist attack on Russian-invaded and occupied Crimea credible, it should not have blocked the last remaining independent Internet sites days before the alleged attack,” she noted.

“Bringing in massive amounts of military hardware prior to the supposed event also seriously lowers plausibility,” she added.