Les Allemands prêts à renoncer à la voiture pour la planète

Un nouveau sondage montre que les Allemands sont prêts à troquer leur voiture pour les transports en commun et le vélo. [Neil H/ Flickr]

Les automobilistes allemands sont prêts, en théorie du moins, à abandonner leur voiture au profit du bus, du train et du vélo, d’après une nouvelle étude. Un article de notre partenaire, Der Tagesspiegel.

Pour la première fois, les auteurs de la 11e étude sur la conscience écologique interrogent les citoyens sur leurs habitudes en matière de conduite et de mobilité.

Sur les 4 000 sondés, 91 % déclarent que la qualité de la vie serait meilleure si les citoyens ne dépendaient plus de leur voiture.  Par ailleurs, 79 % souhaiteraient un développement urbain dans leur ville, afin d’avoir une alternative à la voiture.

Bruxelles promet d'accompagner l'essor des voitures sans-conducteur

Si la Commission tente de convaincre les citoyens européens des avantages des voitures sans chauffeur, leur mise en circulation reste semée d’embûches.

 

Conscience écologique

Barbara Hendricks est ravie que 46 % des participants, qui vivent dans des petites villes de moins de 20 000 habitants, imaginent pouvoir abandonner leur voiture au profit du bus ou du train. Dans les grandes villes, ce chiffre monte à 60 %.

Les deux-tiers des sondés souhaitent pouvoir bénéficier d’un plus grand nombre de pistes cyclables. Sur une note moins positive, 70 % d’entre eux déclarent utiliser leur voiture quotidiennement ou plusieurs fois par semaine.

Harry Lehmann, responsable du département climat et énergie de l’Agence fédérale de l’environnement (UBA), indique qu’un changement de comportement passe nécessairement par une prise de conscience. D’autres parties de l’étude l’illustrent, notamment celles concernant la consommation de viande et l’alimentation.

Mais sans prise de conscience, d’autres changements ne seront pas possibles, avertit Barbara Hendricks.

Violeta Bulc s’attaque aux émissions des transports

Violeta Bulc, la commissaire chargée du transport, s’attaque aux émissions du secteur, au grand dam de l’industrie automobile.

La ministre défend dans tous les cas sa stratégie pour une meilleure protection de l’environnement et pour plus d’action contre le changement climatique dans les secteurs du transport et de l’agriculture.

Elle explique que le rôle du prochain gouvernement sera de lier les questions environnementales à plus de justice sociale. En effet, les questions climatiques et environnementales risquent d’être cataloguées comme des « problèmes d’élite » et d’être donc rejetées, avertit-elle.

Pour 37 % des sondés, la protection de l’environnement et la justice sociale ne sont pas compatibles. Par exemple, l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments entraîne une augmentation des loyers.

Les Allemands sont par ailleurs sceptiques quant à l’efficacité de la politique climatique. Deux tiers d’entre eux craignent que l’Allemagne ne puisse pas surmonter les défis posés par le changement climatique. Une minorité de participants pensent que l’économie mondiale n’entraînera plus d’émission de CO2 d’ici à 2100.

Les Allemands ont classé ces problématiques au troisième rang des questions les plus importantes de l’année 2016, après la crise des réfugiés et la sécurité. Pour les trois quarts des sondés, la pollution plastique de nos mers est la principale préoccupation environnementale.

Bras de fer sur la réduction des émissions des transports

La Commission européenne et les États membres ont des « discussions très intenses » sur les objectifs de réduction d’émissions individuels qui seront imposés dans les secteurs non couverts par le système d’échange de quotas d’émission.