Moteurs diesel : l’Europe est-elle trop laxiste ?

Après Volkswagen, Renault et Fiat-Chrysler, PSA est à son tour soupçonné d’avoir installé un logiciel pour déjouer les tests. L’occasion de se pencher sur l’homologation des véhicules. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Où en est le dieselgate ?

Après Volkswagen, Renault et Fiat-Chrysler un quatrième constructeur fait l’objet d’une information judiciaire en France pour « tromperie » : le Français PSA, qui dément en bloc cette accusation. La justice soupçonne ces groupes d’avoir installé un logiciel minimisant temporairement les émissions d’oxyde d’azote, néfastes pour la santé, afin de passer les tests d’homologation.

Qui homologue les voitures ?

L’Union européenne. Elle interdit ces logiciels, sauf s’ils sont nécessaires pour préserver l’intégrité des moteurs… De quoi laisser une marge aux constructeurs.

L’Europe fixe aussi des seuils de polluants. La norme actuelle Euro 6, entrée en vigueur en 2014, dit que les moteurs diesel ne doivent pas émettre plus de 80 milligrammes d’oxyde d’azote par kilomètre lors du test d’homologation. Il a lieu en laboratoire. On passe la voiture sur un banc de roulement pendant une vingtaine de minutes et on la fait tourner à différentes vitesses. Les modèles qui roulent en France ont tous subi avec succès ce test. Les constructeurs respectent donc la loi européenne. C’est pour cette raison que la justice française attaque sous un autre angle : la tromperie du consommateur.

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