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24/02/2017

Bruxelles, place forte du lobbying en Europe

Politique

Bruxelles, place forte du lobbying en Europe

Deux entreprises sur trois choisissent d’installer leurs bureaux d’affaires publiques dans la capitale européenne. Mais un tiers des lobbyistes bruxellois représentent des intérêts américains.

Dans le cadre d’une analyse complète sur la manière dont les entreprises abordent la gestion des affaires publiques, le Conseil Affaires publiques a recensé les organisations, allant d’entreprises avec un chiffre d’affaires de moins de 10 millions d’euros à des firmes représentant des centaines de milliards d’euros d’activité.

L’échantillon était suffisamment grand pour révéler que 61 % des entreprises établissent leur bureau d’affaires publiques en Belgique et que la fonction première des contractuels est de faire directement pression sur les institutions européennes.

Pourtant, seules 16 % de ces entreprises ont leur siège en Belgique, et un tiers d’entre elles sont basées aux États-Unis.

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Alors que la moitié des répondants a déclaré avoir peu voire aucun budget pour les affaires publiques, ceux qui ont répondu en avoir ont reconnu qu’un quart de leur budget était destiné à l’embauche de contractuels pour promouvoir leurs intérêts. Et les associations professionnelles leur permettent de mener à bien ce projet.

Interrogé sur les problèmes que rencontre la profession, la transparence et la confusion créée par la décision du Royaume-Uni de quitter l’UE sont les problèmes le plus souvent cités.

L’enquête révèle aussi que les entreprises s’inquiètent des préjugés entourant l’activité de lobbying alors que celle-ci apporte de la valeur ajoutée en interne à leur entreprise.

En ce qui concerne l’implication du PDG, les réponses sont diverses. Environ 20 % des répondants affirment que leur dirigeant participent activement aux activités des gouvernements européens. En effet, deux tiers des PDG sont impliqués dans les affaires du gouvernement, mais le tiers restant n’a aucun lien avec les affaires publiques.

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Sur les entreprises interrogées, 40 % appartiennent au secteur manufacturier et les autres travaillent dans des domaines divers y compris la finance, la santé, le détail et le transport.

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Afin de booster l’art du lobbying, un quart des répondants ont affirmé que leurs ressources en personnel en affaires publiques avaient légèrement augmenté alors que la moitié a assuré qu’elles restaient stables.