EurActiv.fr

Actualités & débats européens dans votre langue

07/12/2016

Favori de la droite, Juppé juge la France non crédible en Europe

Politique

Favori de la droite, Juppé juge la France non crédible en Europe

Alain Juppé

[Alain Juppé]

Pour le candidat favori des électeurs de droite, la France aurait perdu sa crédibilité au sein des 28. Le maire de Bordeaux continue de soutenir Schengen.

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, est plus que jamais favori d’une primaire à droite et creuse l’écart avec l’ancien chef de l’État Nicolas Sarkozy, selon un sondage Odoxa pour Le Parisien Dimanche et BFM TV.

Seulement 10 % des 4 036 personnes interrogées du 18 février au 10 mars se déclarent certaines de voter et 14 % disent qu’il est possible qu’elles le fassent.

Alain Juppé recueille 41 % des intentions de vote au premier tour de ces Français. Il devance de 18 points Nicolas Sarkozy, qui perd cinq points depuis la précédente enquête, publiée en février. Au second tour, le maire de Bordeaux recueillerait 66 % des suffrages contre 34 % pour l’ancien chef de l’État.

Pour le premier tour, l’ancien ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire arrive en troisième position, avec 16 % des intentions de vote (+7 points), devant l’ex-Premier ministre François Fillon (9 %) et Nathalie Kosciusko-Morizet.

La France ne serait plus crédible en Europe

Intervenant dans l’émission C Politique dimanche 20 mars, le candidat s’est longuement attardé sur la question de la crise des réfugiés, indiquant que l’Europe ne pouvait pas accueillir toute la misère du monde, mais qu’elle devait en prendre sa part ». Il a aussi plaidé pour le renforcement des mécanismes de Schengen et de Frontex, estimant qu’il fallait se donner les moyens humains, budgétaires et juridiques pour que ces outils fonctionnent, adoptant ainsi une ligne plus modérée qu’une partie de la droite et de l’extrême droite qui estiment que Schengen doit être supprimé.

L’ex-bras droit de Jacques Chirac a aussi estimé que la France n’était plus crédible en Europe, et qu’elle devait reprendre l’initiative. « Je ne me résigne pas à voir notre Europe se disloquer », a précisé l’homme politique. Il a aussi insisté sur la relation franco-allemande et sur la situation de Calais, estimant que les accords du Touquet qui prévoient que la France gère la frontière britannique sur le territoire français doivent être revus. La gauche, à l’inverse, soutient que ces accords sont de bons accords.

Alain Juppé plaide pour Schengen à Bruxelles

Favori de la primaire des Républicains, Alain Juppé a livré une vision de l’Europe prenant le contrepied de celle de Nicolas Sarkozy, notamment sur l’avenir de l’espace Schengen, lors d’une visite à Bruxelles le 24 février.

EurActiv.fr