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07/12/2016

Hollande refuse de nouvelles concessions aux Anglais

Politique

Hollande refuse de nouvelles concessions aux Anglais

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Le président François Hollande s’est dit opposé mercredi à toutes «nouvelles négociations» sur les demandes britanniques pour éviter un «Brexit», lors du prochain Conseil européen des 18 et 19 février.

«Nous sommes favorables à ce que le Royaume-Uni reste dans l’Union européenne. Le compromis qui a été trouvé permet sans doute de trouver des solutions à des problèmes qui, jusqu’à présent, paraissaient difficiles à régler mais, au Conseil européen, il ne pourra pas y avoir de nouveaux ajustements» ni «de nouvelles négociations», a affirmé M. Hollande dans une déclaration à la presse à l’issue d’un entretien avec la Première ministre polonaise, Beata Szydlo.

«Nous sommes arrivés à un point qui doit permettre de donner aux Britanniques les assurances nécessaires dans le respect des principes européens», a-t-il poursuivi, alors que l’Union européenne a dévoilé mardi ses propositions pour éviter un «Brexit».

Le chef de l’Etat a en particulier averti qu’«il ne peut pas y avoir de veto des pays hors zone euro» sur les décisions prises par les pays membres de cette zone, dont la Grande-Bretagne ne fait pas partie.

>>Lire :  Bruxelles concède de nouveaux passe-droits au Royaume-Uni

«Nous sommes attachés à la libre-circulation, nous sommes attachés aussi à ce que les pays qui ne sont pas membres de la zone euro (…) soient repectés» et «informés de tout ce qui se décide dans la zone euro, mais il ne peut pas y avoir de veto des pays hors zone euro sur ce que nous avons à faire dans la zone euro», a-t-il prévenu.

Les propositions de l’UE pour éviter un «Brexit» prévoient notamment un frein d’urgence pour que Londres puisse couper des aides sociales aux travailleurs intra-européens, et des garanties que la City ne pâtira pas d’un renforcement de l’euro.

Il prévoit aussi un «mécanisme» par lequel les neuf pays qui n’ont pas adopté l’euro peuvent faire part de leurs inquiétudes et recevoir «les assurances nécessaires» sur les décisions des 19 autres Etats de l’UE qui utilisent la monnaie unique.

>>Lire : Seuls 1 % des chefs d’entreprise britanniques penchent pour le Brexit

Mais cela «ne constitue pas un véto et ne pourra retarder des décisions urgentes» en cas de crise financière, a assuré mardi le président du Conseil européen, Donald Tusk.

Le Premier ministre britannique, David Cameron, s’est efforcé mercredi de «vendre» aux députés britannique ce préaccord très fraîchement accueilli par les eurosceptiques de son propre camp et la presse.

Ce préaccord entre l’Union européenne et le Royaume-Uni doit être examiné par les 27 autres États membres de l’UE lors d’un sommet les 18 et 19 février à Bruxelles.