La désinformation russe s’emballe suite à la crise catalane

Jean-Claude Juncker et Federica Mogherini agissent contre les campagnes de désinformation. [Olivier Hoslet/EFE]

Le groupe d’experts créé par l’Union européenne pour combattre la propagande russe a constaté une augmentation de l’interférence russe dans la foulée de la crise catalane. Un article d’Euroefe.

« La Catalogne reconnaîtra la Crimée comme étant russe », « En Catalogne, l’espagnol est étudié comme langue étrangère » ou « Des fonctionnaires européens ont soutenu la violence en Catalogne ». Les fausses informations de la presse russe épinglées par la base de données de la page EU vs Disinformation, se sont multipliées depuis le début de la crise catalane.

D’autres « fake news » relevées par les experts assurent que « Les îles Baléares réclament aussi l’indépendance », une information donnée par le média russe Sputnik, qui explique qu’aux Baléares, la coalition Mes per Mallorca demande un référendum sur l’autodétermination de l’île en 2030.

Selon des sources européennes, le groupe de travail a pour but d’analyser la rhétorique prorusse principalement dans les pays de l’Est de l’UE. L’UE s’inquiète de ces intrusions et abordera cette question le 13 novembre lors d’un Conseil des ministres européens des Affaires étrangères.

La ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal, a indiqué que « le gouvernement avait constaté une profusion de messages sur les réseaux sociaux concernant la Catalogne et provenant du territoire russe », ce que ne veut pas nécessairement dire que la source est le gouvernement russe, donc « nous devons faire preuve d’une grande prudence » à ce sujet.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères interviendra aujourd’hui lors du débat, car « l’Europe doit prendre cette question très au sérieux ». Les ministres européens feront également un bilan du fonctionnement des équipes StratCom, tant à l’est qu’au sud ou dans les Balkans occidentaux.

Mogherini jugée inefficace face à la désinformation russe

Soixante-cinq experts et parlementaires de 21 pays ont signé une déclaration reprochant à la cheffe de la diplomatie européenne de ne pas prendre assez de mesures contre la désinformation russe.