Le Conseil européen perturbé par un attentat en France

Le site d'Air Products à St Quentin Fallavier © Google Images

Le parquet anti-terroriste a été saisi après un attentat contre un site industriel non loin de Lyon. Le président Hollande a quitté le Conseil européen à Bruxelles.

Le président François Hollande a momentanément interrompu sa participation au Conseil européen qui se tenait vendredi, à Bruxelles, après un attentat probablement terroriste qui s’est déroulé vers 10 heures non loin de Lyon.

Il devait ensuite rejoindre Paris pour un conseil de Défense d’urgence à l’Elysée à 15h30.

Une personne est morte et plusieurs ont été blessées dans cet attentat contre une usine de gaz industriels à Saint-Quentin-Fallavier.

« Selon les premiers éléments de l’enquête, un ou plusieurs individus, à bord d’un véhicule, ont foncé sur l’usine. Une explosion s’est alors produit », a précisé une autre source proche du dossier.

« Le corps décapité d’une personne a été retrouvé à proximité de l’usine mais on ne sait pas encore si le corps a été transporté sur place ou pas », a ajouté cette source, évoquant aussi « un drapeau avec des inscriptions en arabe retrouvé sur place ».

Selon une autre source, un des auteurs de l’attentat est entré dans l’usine Air Products un drapeau islamiste à la main et y a fait sauter plusieurs bonbonnes de gaz. Selon le Dauphiné Libéré, l’attaque s’est produite vers 10H00.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui était en déplacement dans le Rhône voisin vendredi matin, se rendait « immédiatement » sur place en fin de matinée.

La protection des sites chimiques renforcée

De son côté, le Premier ministre Manuel Valls a donné l’ordre aux préfets de « mobiliser immédiatement » les forces de l’ordre pour assurer « une vigilance renforcée » sur « tous les sites sensibles » en Rhône-Alpes, a déclaré vendredi à l’AFP l’entourage du Premier ministre.

« Suite aux événements de Saint-Quentin Fallavier », en Isère, « le Premier ministre donne l’ordre aux préfets de mobiliser immédiatement les forces de l’ordre pour assurer une vigilance renforcée sur tous les sites sensibles de la région Rhône-Alpes », a-t-on indiqué.

Ancien « couloir de la chimie », la région de Lyon comporte de nombreux sites sensibles. Les départements du Rhône et de l’Isère comprennent respectivement 24 et 22 sites classés Seveso II.

Le parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête sur l’attentat. Un suspect a été arrêté et est en train d’être interrogé, et la police recherche d’éventuels complices.

Les sujets de défense et de lutte contre le terrorisme devaient être à l’ordre du jour du Conseil européen vendredi 26 juin.