Mariano Rajoy affiche sa confiance sur la réduction du déficit espagnol

Pour Mariano Rajoy, emploi, croissance, investissement et compétitivité doivent être les priorités de l'Espagne et de l'UE. [Crédit : [Matthi / Shutterstock.com]

Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a affirmé le 15 avril devant la Chambre des députés que l’Espagne était en bonne voie pour atteindre son objectif de réduction du déficit, et rentrer dans les clous des 3%  d’ici à 2016.  Un article d’EURACTIV Espagne. 

Mariano Rajoy est confiant sur la capacité de son pays à ramener son déficit sous la barre des 3% d’ici à 2016, comme le demande Bruxelles, a déclaré le chef du gouvernement espagnol lors du compte rendu du Conseil européen qui a eu lieu en mars devant les députés.

Lors de son discours devant les députés, le chef d’État espagnol a parlé des prévisions de croissance et d’emploi de Bruxelles pour l’Espagne et a assuré que le pays atteindrait les objectifs de déficit fixés par le pacte de stabilité et de croissance.

Mariano Rajoy a mis l’accent sur la nouvelle trajectoire de croissance empruntée par l’UE et la zone euro, tout en rappelant que les priorités étaient l’emploi, la croissance, la compétitivité et l’investissement.

Le chef du gouvernement espagnol a donné les chiffres des dernières estimations économiques de la Commission européenne pour l’Espagne, qui situe la croissance à 2,3 % en 2015 et à 2,5 % en 2016. Une tendance à la hausse qui serait entraînée par la demande interne, l’amélioration du marché du travail, des conditions de financement plus accessibles, une plus grande confiance et la baisse des prix de l’énergie.

Mariano Rajoy a également mentionné les prévisions de la Commission en termes d’emploi. Le chômage devrait descendre à 20,7 % en 2016.

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Ainsi, selon lui, l’Espagne se trouve « sur la bonne voie pour atteindre l’objectif déficit de 4,2 % en 2015 », et celui de 2,8 % en 2016 fixé par le Pacte de stabilité et croissance. Mariano Rajoy a également annoncé que son gouvernement approuverait et remettrait bientôt à Bruxelles son programme national de réformes et son programme de stabilité.

Selon lui, le partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement (TTIP) que négocient l’UE et les États-Unis est une des actions clés pour la croissance, la création de l’emploi et la hausse de l’investissement. C’est une alliance « fondamentale » qui offre « un potentiel de croissance significatif », a-t-il estimé.

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Quant à l’Union de l’énergie, autre thème central de la rencontre des dirigeants européens au dernier sommet de l’énergie, Mariano Rajoy a insisté sur le fait que les avancées réalisées à ce sujet sont « un jalon important de l’intégration européenne » et une « réussite pour l’Espagne ». Le pays sera, selon le chef d’État, le « principal bénéficiaire » de tous les progrès réalisés dans le secteur de l’énergie, notamment grâce au mécanisme d’interconnexion.

Mariano Rajoy a rappelé qu’actuellement les marchés énergétiques de l’UE étaient « très fragmentés », et que cela était « très grave » pour l’Espagne car les coûts liés à l’énergie sont donc très élevés. Selon lui, l’Espagne, qui a travaillé sans relâche pour avancer sur le projet d’Union de l’énergie ces trois dernières années, a réussi à placer le problème de l’isolement énergétique au cœur du débat européen.

Affaires étrangères de l’UE

Mariano Rajoy a expliqué aux députés que le Conseil avait abordé plusieurs sujets de la politique étrangère de l’UE tels que la Politique européenne de voisinage, le partenariat oriental, le conflit ukrainien, les relations avec la Russie et la situation de la Libye.

Concernant l’Ukraine et la Russie, le chef d’État a rappelé qu’il était urgent que les parties du conflit appliquent « rapidement et pleinement les accords de Minsk ». Quant à la Libye, il s’est aligné à la position du Conseil européen, qui appelle à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel.