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09/12/2016

Marine Le Pen promet de renégocier l’euro et Schengen avec Bruxelles

Politique

Marine Le Pen promet de renégocier l’euro et Schengen avec Bruxelles

Marine Le Pen lors d'un débat sur le Royaume-Uni et l'UE au Parlement européen

[Union européenne 2016 - Parlement européen]

La présidente du Front national a affirmé lundi sur TF1 que si elle était élue présidente en 2017, elle entrerait « en négociation avec l’Union européenne », au sujet de l’euro ou de Schengen, comme le fait actuellement la Grande-Bretagne.

Les négociations entre Bruxelles et le Royaume-Uni sur les conditions d’appartenance du pays à l’UE ont inspiré Marine Le Pen. La dirigeante du parti d’extrême droite, candidate à l’élection présidentielle de 2017, compte ouvrir des négociations similaires en cas de victoires.

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La présidente du Front national a affirmé lundi sur TF1 que si elle était élue présidente en 2017, elle entrerait « en négociation avec l’Union européenne », au sujet de l’euro ou de Schengen, comme le fait actuellement la Grande-Bretagne.


« J’entrerais en négociation avec l’Union européenne. C’est exactement ce qu’est en train de faire la Grande-Bretagne », qui « organise un référendum pour ou contre la sortie » de l’UE, a affirmé la présidente du Front national.

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Selon elle, cette « négociation » porterait « sur quatre sujets essentiels »: « la souveraineté économique, dont la souveraineté bancaire, la souveraineté territoriale – c’est Schengen – la souveraineté législative – les lois votées par les Français sont supérieures en autorité aux directives européennes – et enfin la souveraineté monétaire ».

« Pourquoi la souveraineté monétaire? Parce qu’on ment aux Français quand on dit qu’on peut changer les choses », a-t-elle affirmé, prenant un exemple: « je veux que les banques financent les TPE-PME , je le veux, c’est utile, c’est nécessaire, c’est obligatoire ».

Souveraineté nationale              

« Mais l’UE, qui détient notre souveraineté bancaire, m’interdit qu’on donne des ordres aux banques. Ça pose un problème! Autre exemple: je veux sortir de Schengen pour arrêter cette crise migratoire monstrueuse que nous vivons ».

Mais « si l’Union européenne le décide, elle peut faire comme elle l’a fait pour la Grèce et le Portugal, c’est-à-dire, en mesure de rétorsion, couper le robinet des financements des banques. On se retrouverait demain à être obligé de retirer seulement 100 euros aux distributeurs. À un moment donné, soit on résiste, soit on se soumet », a-t-elle dit.

« Moi, je suis la candidate de la vérité, je ne viens pas vendre des mensonges aux Français et leur expliquer qu’on peut tout changer sans rien changer. Je suis candidate à l’élection de 2017 », a-t-elle réaffirmé.

« Je pense que la vie politique française a besoin de vérité, de courage, de gens qui croient en ce qu’ils défendent. Je ne vois pas beaucoup de responsables politiques qui sont dans ce cas ».

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Mme Le Pen a également affirmé qu’il y avait « une grande opération de réconciliation à effectuer dans notre pays. Je partage la vision de Raymond Aron sur l’État: l’État doit être respecté à l’extérieur, en paix à l’intérieur. Il y a beaucoup de travail, compte tenu de l’énergie que met ce gouvernement à laisser pourrir la situation et à laisser se multiplier les conflits dans notre pays », a-t-elle également affirmé.