EurActiv.fr

Actualités & débats européens dans votre langue

20/02/2017

Marine Le Pen promet de renégocier l’euro et Schengen avec Bruxelles

Politique

Marine Le Pen promet de renégocier l’euro et Schengen avec Bruxelles

La présidente du Front national a affirmé lundi sur TF1 que si elle était élue présidente en 2017, elle entrerait « en négociation avec l’Union européenne », au sujet de l’euro ou de Schengen, comme le fait actuellement la Grande-Bretagne.

Les négociations entre Bruxelles et le Royaume-Uni sur les conditions d’appartenance du pays à l’UE ont inspiré Marine Le Pen. La dirigeante du parti d’extrême droite, candidate à l’élection présidentielle de 2017, compte ouvrir des négociations similaires en cas de victoires.

>>Lire : Ce que Cameron demande pour défendre le non au Brexit

La présidente du Front national a affirmé lundi sur TF1 que si elle était élue présidente en 2017, elle entrerait « en négociation avec l’Union européenne », au sujet de l’euro ou de Schengen, comme le fait actuellement la Grande-Bretagne.


« J’entrerais en négociation avec l’Union européenne. C’est exactement ce qu’est en train de faire la Grande-Bretagne », qui « organise un référendum pour ou contre la sortie » de l’UE, a affirmé la présidente du Front national.

>>Lire : Schengen menacé par la démultiplication des contrôles aux frontières

Selon elle, cette « négociation » porterait « sur quatre sujets essentiels »: « la souveraineté économique, dont la souveraineté bancaire, la souveraineté territoriale – c’est Schengen – la souveraineté législative – les lois votées par les Français sont supérieures en autorité aux directives européennes – et enfin la souveraineté monétaire ».

« Pourquoi la souveraineté monétaire? Parce qu’on ment aux Français quand on dit qu’on peut changer les choses », a-t-elle affirmé, prenant un exemple: « je veux que les banques financent les TPE-PME , je le veux, c’est utile, c’est nécessaire, c’est obligatoire ».

Souveraineté nationale              

« Mais l’UE, qui détient notre souveraineté bancaire, m’interdit qu’on donne des ordres aux banques. Ça pose un problème! Autre exemple: je veux sortir de Schengen pour arrêter cette crise migratoire monstrueuse que nous vivons ».

Mais « si l’Union européenne le décide, elle peut faire comme elle l’a fait pour la Grèce et le Portugal, c’est-à-dire, en mesure de rétorsion, couper le robinet des financements des banques. On se retrouverait demain à être obligé de retirer seulement 100 euros aux distributeurs. À un moment donné, soit on résiste, soit on se soumet », a-t-elle dit.

« Moi, je suis la candidate de la vérité, je ne viens pas vendre des mensonges aux Français et leur expliquer qu’on peut tout changer sans rien changer. Je suis candidate à l’élection de 2017 », a-t-elle réaffirmé.

« Je pense que la vie politique française a besoin de vérité, de courage, de gens qui croient en ce qu’ils défendent. Je ne vois pas beaucoup de responsables politiques qui sont dans ce cas ».

>>Lire : L’affaire du truquage de vote au Parlement européen rattrape Marine Le Pen

Mme Le Pen a également affirmé qu’il y avait « une grande opération de réconciliation à effectuer dans notre pays. Je partage la vision de Raymond Aron sur l’État: l’État doit être respecté à l’extérieur, en paix à l’intérieur. Il y a beaucoup de travail, compte tenu de l’énergie que met ce gouvernement à laisser pourrir la situation et à laisser se multiplier les conflits dans notre pays », a-t-elle également affirmé.