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04/12/2016

Premier bilan positif pour le «gouvernement zéro» en Roumanie

Politique

Premier bilan positif pour le «gouvernement zéro» en Roumanie

Dacian Cioloș

Un an après son entrée en fonction, le Premier ministre roumain, Dacian Cioloş, s’est félicité de diriger un gouvernement : « zéro corruption, zéro populisme, zéro mensonge », une pique directement adressée à adversaires politiques. Un article d’EurActiv Roumanie.

Dacian Cioloş, ancien commissaire à l’agriculture de la Commission Barroso, a été nommé Premier ministre en novembre 2015, après la démission de son prédécesseur, Victor Ponta, accusé de corruption et ayant des problèmes de santé. Aucun des ministres nommés depuis n’est affilié à un parti politique et le Premier ministre lui-même a assuré que leur nomination n’avait pas pour but de remplacer la classe politique.

Après un an de technocratie, Dacian Cioloş a vanté son gouvernement, qui applique une approche de tolérance zéro vis-à-vis de la corruption, du populisme et de mensonges au sein de ses rangs. Le gouvernement encourage également ses membres à présenter leurs résultats et les efforts restant à faire au public.

>> Lire : Cioloș sur la sellette à l’approche des élections roumaines

« J’ai commencé ce mandat il y a un an et je voudrais profiter de cette occasion pour expliquer et évaluer, sans cérémonie, cette année de ‘gouvernement zéro’. Nous devons dire que nous sommes un gouvernement avec zéro corruption, zéro populisme et zéro mensonge », a-t-il déclaré lors d’une réunion gouvernementale cette semaine.

Son cabinet a reçu un vote de confiance de la part du parlement le 17 novembre 2015. « Comme je l’ai dit au début de mon mandat, nous n’avons pas pour intention de révolutionner la Roumanie en un an, mais nous réaliserons plusieurs réformes dans des secteurs essentiels. »

Dacian Cioloş a également encouragé ses ministres à « lister vos accomplissements, vos projets, ce que vous n’êtes pas parvenus à faire, ce qui a été commencé et ce qui est en cours ». « Je pense qu’il est important de faire cette autoévaluation et de la montrer au public, et particulièrement à ceux qui s’intéressent vraiment à ce qu’il se passe, au-delà du populisme », a ajouté le Premier ministre. « Nous pouvons discuter de ce qui a été réalisé et de ce qu’il reste à régler. »

L’expression « gouvernement zéro » était au départ utilisée de manière négative par le Parti social-démocrate pour se référer au gouvernement technocratique et à son absorption de fonds européens.

Dacian Cioloş, qui doit lui-même encore former sa propre alliance politique avant les élections de décembre, est en train de se forger une image d’homme du peuple. En novembre, à bord d’un vol interne de la compagnie Ryanair, le Premier ministre s’est étonné de ne pouvoir payer en lei roumains dans l’avion. Surpris, il a demandé à Ryanair de vérifier si cette politique ne contrevenait pas à la législation. La compagnie a publié un communiqué expliquant qu’elle n’était pas obligée d’accepter les monnaies locales, étant donné qu’elle est enregistrée en Irlande.