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04/12/2016

La droite autrichienne n’en finit plus d’attaquer Merkel

Politique

La droite autrichienne n’en finit plus d’attaquer Merkel

Heinz-Christian Strache, auc côtés de Thilo Sarrazin, militant allemand anti-diversité.

Angela Merkel est la cible favorite de Heinz-Christian Strache. Le leader du Parti pour la liberté autrichien condamne sa politique envers les réfugiés. Un article d’EurActiv Allemagne.

Le 26 octobre est le jour de la fête nationale autrichienne. Pour marquer l’occasion, le dirigeant du Parti pour la liberté (FPÖ), Heinz-Christian Strache a fait un discours dans lequel il n’a comme d’habitude pas épargné la chancelière allemande, Angela Merkel, qu’il qualifie de « femme la plus dangereuse d’Europe ».

Il a dénoncé sa politique « criminelle » vis-à-vis des réfugiés, assurant qu’elle avait entrainé « le plus grand déplacement de personnes depuis des siècles ».

Selon certains observateurs, la thématique préférée du leader FPÖ, les réfugiés, perd du terrain auprès des électeurs. Il a donc décidé de hausser le ton. Le gouvernement autrichien gère le problème à sa manière, de façon restrictive. Pour mobiliser ses supporters, Heinz-Christian Strache devait donc en rajouter une couche, dans l’espoir que le candidat du SPÖ, Norbert Hofer, remporte les nouvelles élections présidentielles.

>> Lire : Le FPÖ persiste à vouloir invalider les élections autrichiennes

Dans son discours, il a dénoncé un « ajout incontrôlé de migrants étrangers à notre culture qui s’infiltrent dans notre système social ». La situation « ne rend pas improbable une guerre civile à moyen terme », a-t-il estimé.

Le chef de parti n’a cependant pas directement mentionné l’« Öxit », le potentiel retrait du pays de l’UE, mais a attaqué les fondements de l’Union et promu le nationalisme. « Seul un État réellement souverain peut garder son indépendance », a-t-il assuré, avant de lister les facteurs qui, selon son parti, menacent la souveraineté autrichienne. Dans son viseur, les accords de libre-échange transatlantiques et les dangers de l’islamisation suite à l’arrivée incontrôlée de migrants.

Heinz-Christian Strache a également affirmé que l’UE était « les petites mains des intérêts des entreprises » et accusé Bruxelles d’être peuplé d’une « élite détachée qui bafoue la souveraineté des États membres ».

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