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01/10/2016

Berlin, Paris et Varsovie veulent raviver le Triangle de Weimar

Priorités UE 2020

Berlin, Paris et Varsovie veulent raviver le Triangle de Weimar

Cette réunion du Triangle de Weimar est la première depuis 5 ans.

L’Allemagne, la France et la Pologne se sont engagées à raviver « le Triangle de Weimar », groupe informel constitué à la fin de la Guerre froide, afin de répondre aux nombreux défis de l’UE, dont le Brexit.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a indiqué dimanche 28 août que les dirigeants des trois pays se rencontreraient avant la fin de l’année et son homologue français, Jean-Marc Ayrault, a précisé que la France accueillerait un sommet en novembre, une première en cinq ans.

>>Lire : L’UE survivra-t-elle au Brexit?

Frank-Walter Steinmeier a souligné que le triumvirat a joué par le passé un rôle primordial dans l’intégration européenne et qu’il était en mesure d’apporter des réponses aux questions posées par la décision des électeurs britanniques de sortir de l’UE.

Un Triangle post-Brexit

« Le choix des Britanniques de quitter l’Union est le défi le plus relevé auquel nous devons faire face », a déclaré à la presse le ministre polonais des Affaires étrangères Witold Waszczykowski.

« Leur décision est le reflet d’une erreur commise par l’Union européenne et nous devons trouver comment corriger cette erreur. »

>>Lire : Le triangle de Weimar, un tremplin politique de choix pour la Pologne

Frank-Walter Steinmeier a reconnu que les trois pays avaient des approches différentes sur certains sujets, l’immigration par exemple, tout en précisant que ces dossiers n’avaient pas été au centre des discussions de dimanche.

« Nous voulons renforcer l’Union européenne et les fondements de l’intégration européenne en démontrant la capacité de l’Union à agir », ont déclaré les trois ministres dans un communiqué commun.

Thématiques ciblées

« Nous voulons montrer par des résultats tangibles que, face aux grands défis de notre temps », poursuit le communiqué, évoquant la sécurité, l’immigration, la croissance et l’emploi.

Dans ce texte, les trois ministres reconnaissent qu’il n’existe pas de réponses simples aux problèmes que l’Europe doit affronter tout en disant vouloir montrer à leurs citoyens que l’Europe est en mesure d’obtenir de meilleurs résultats qu’en agissant au niveau national.

>>Lire : La Pologne dit ne pas pouvoir cohabiter avec des gens du Moyen-Orient

« Nous sommes (…) déterminés à les aborder ensemble, dans l’esprit d’une confiance mutuelle renouvelée, car nous sommes convaincus qu’une action commune de tous les pays membres est la meilleure option possible pour notre avenir. »

Les trois pays ont également l’intention de rencontrer d’autres groupes de pays, comme celui de Visegrad qui réunit la Pologne, la République tchèque, la Hongrie et la Slovaquie.

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