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05/12/2016

Le ministre des Finances autrichien estime que la Grande-Bretagne restera dans l’UE

Royaume-Uni en Europe

Le ministre des Finances autrichien estime que la Grande-Bretagne restera dans l’UE

Hans Joerg Schelling

Le ministre des Finances autrichien, Hans Joerg Schellig, a confié au Handelsblatt qu’il ne pensait pas que la Grande-Bretagne quitterait l’UE, malgré le résultat du référendum du 23 juin.

Selon Hans Joerg Schelling, la réaction de l’UE au référendum devrait être une réforme du bloc, avec une attention particulière sur les thématiques principales telles que le marché unique, le changement climatique et la sécurité, laissant aux États membres le soin de gérer les autres questions.

>> Lire : Les pays de Visegrád réclament une refonte de l’UE après le Brexit

« La Grande-Bretagne restera un membre de l’UE », a-t-il affirmé lors d’une interview, publiée dans le journal allemand Handelsblatt le 5 juillet.  « Il y aura toujours 28 États membres dans cinq ans », a-t-il assuré, soulignant que l’impact du vote en faveur du Brexit sur les entreprises et les marchés financiers avait choqué les Britanniques.

Certaines banques et firmes ont en effet signalé qu’elles prévoyaient de déplacer leurs opérations en Europe continentale pour s’assurer un accès sans entrave au marché unique de l’UE, tandis que la livre sterling a perdu de sa valeur sur le marché monétaire avec la crainte d’une incertitude économique prolongée.

« Quand vous observez toutes ces [entreprises] qui ne veulent pas quitter l’UE, c’est un signal d’alarme pour la Grande-Bretagne, qui ne doit vraiment pas partir », a-t-il expliqué.

Dans l’interview du Handelsblatt, le ministre autrichien estime que l’option alternative pour le Royaume-Uni serait de ne pas demander le divorce et de rester membre de l’UE.

Selon lui, plus longue sera l’incertitude sur l’avenir des relations entre la Grande-Bretagne et l’UE, plus troublés seront les marchés et les citoyens et par conséquent, plus graves seront les conséquences pour l’Europe, et surtout pour les Britanniques.

Les candidats au poste de Premier ministre pour remplacer David Cameron, les pro-Remain inclus, se sont engagés à respecter les résultats du vote et ont exclu l’organisation d’un second référendum.

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