EurActiv.fr

Actualités & débats européens dans votre langue

04/12/2016

Michel Barnier accélère la préparation des négociations sur le Brexit

Royaume-Uni en Europe

Michel Barnier accélère la préparation des négociations sur le Brexit

Michel Barnier continue son Tour d'Europe.

[Commission européenne]

Le négociateur du Brexit pour la Commission européenne s’est rendu dans la plupart des capitales européennes pour tâter le terrain avant les négociations.

Michel Barnier, en charge des négociations européennes avec Londres sur le Brexit, a annoncé sa volonté de faire un tour d’Europe lorsqu’il a pris ses fonctions le 1er octobre. Il était au Portugal et en Italie la semaine dernière.

Il semblerait que le politique français veuille forger un front uni parmi les 27 avant que le Royaume-Uni ne déclenche réellement l’article 50. Michel Barnier s’est déjà rendu à Londres le 21 novembre, où il a rencontré le secrétaire d’État au Brexit, David Davis.

Suite à cette réunion, la presse britannique a rapporté que l’UE avait l’intention de débattre de « questions en suspens » telles que la contribution au budget européen et les accords de frontières, ainsi qu’un accord de transition, avant d’arriver à la troisième étape d’une relation commerciale à long terme ou « accord d’association », entre le Royaume-Uni et l’UE.

>> Lire : Le gouvernement britannique n’a toujours pas de plan pour le Brexit

Selon Margaritis Schinas, porte-parole de la Commission, Barnier a visité la plupart des capitales européennes et doit se rendre jeudi à Athènes et vendredi à Nicosie.

Le 29 novembre, Michel Barnier présidera un séminaire technique sur une demi-journée avec les États membres, le Parlement européen et le secrétariat du Conseil de l’UE, sur les négociations de l’article 50 avec le Royaume-Uni. C’est la première réunion de ce genre, a affirmé Margaritis Shinas.

Sommets avec et sans Theresa May

Des sources ont déclaré à EurActiv que Michel Barnier soulèverait la question du futur format des négociations sur le Brexit, qui auront lieu non seulement au niveau des chefs d’État et de gouvernement, mais aussi des ministres européens des Affaires étrangères, ainsi que des spécialistes.

Une décision sur le format de ces discussions devrait donc être prise lors du sommet des 15 et 16 décembre, lorsque les dirigeants se rencontreront à 28, avec la Première ministre britannique Theresa Mays, mais aussi sans elle.

Un autre sujet en suspens est le rôle de la Commission et du Conseil dans les négociations, une question déjà abordée par les sherpas (les représentant des chefs d’État et de gouvernement).

Réunions à 27 possibles

Une fois que l’article 50 sera déclenché, la Première ministre britannique sera toujours membre à part entière du Conseil européen, mais les 27 autres chefs d’État et de gouvernement pourront officiellement se rencontrer sans le Royaume-Uni pour discuter des sujets relatifs au Brexit seulement.

Jusqu’à présent, la seule occasion durant laquelle les dirigeants se sont rencontrés à 27 depuis le référendum du 23 juin a été le 16 septembre lors du sommet de Bratislava, qui n’était pas officiel. Même si l’intention des responsables, réunis dans la capitale slovaque, était de discuter de l’avenir de l’UE après le départ du Royaume-Uni, l’impression finale a été qu’il avait réellement discuté du Brexit.

>> Lire : Tusk espère une Europe plus forte après le Brexit