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03/12/2016

Rencontre circonspecte à Paris entre Johnson et Ayrault

Royaume-Uni en Europe

Rencontre circonspecte à Paris entre Johnson et Ayrault

Le nouveau ministre des Affaires étrangères britannique, Boris Johnson, a rencontré son homologue français, Jean-Marc Ayrault, le 28 juillet.

Les deux hommes politiques ont partagé un « déjeuner de travail chaleureux » à Paris, comme l’a rapporté Boris Johnson sur Twitter. Pourtant Jean-Marc Ayrault avait qualifié son homologue britannique de « menteur se trouvant au pied du mur » après l’annonce des résultats du référendum.

Pendant la conférence de presse, le ministre britannique s’est exprimé en français pour assurer que « même si le Royaume-Uni a voté pour quitter l’UE, [il] ne quitt[e] pas l’Europe. » Il a ajouté que les Britanniques veulent « rester le plus proche possible de [leurs] alliés européens, et tout particulièrement de la France ».

Jean-Marc Ayrault, quant à lui, a soutenu que la France respectait le vote britannique. « Il revient à présent d’en tirer les conséquences en organisant de manière coordonnée, efficace, professionnelle, sincère et équitable », a-t-il expliqué. « Le gouvernement britannique a besoin de définir précisément sa position de négociation. »

Lors de cette rencontre, les deux hommes ont échangé sur le vote du Brexit, la lutte contre le terrorisme, le contrôle des frontières au niveau du tunnel de la Manche et la Syrie.

A l’issue de la rencontre, les deux ministres ont dénoncé la situation dramatique de lq Syrie et condamné dans une déclaration écrite le siège de la ville d’Alep. Mais aucune mention du Brexit n’a été faite dans le document.

Les deux ministres n’ont répondu à aucune question pendant la conférence de presse, peut-être pour éviter les questions sur leur relation, plutôt houleuse au lendemain du référendum.

Une décision qui a peut-être été prise pour évité une répétition du scénario gênant de la conférence de presse du ministre britannique avec John Kerry, le secrétaire d’État américain.

En effet, le Britannique avait sans cesse été interrogé sur les déclarations qu’il avait faites sur les candidats à la présidentielle américaine, Hilary Clinton et Donald Trump. Il avait également été invité à s’exprimer sur la rubrique qu’il avait écrite pendant le référendum qui semblait insinuer que Barack Obama, d’origine kényane, avait une « antipathie ancestrale » pour la Grande-Bretagne.

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