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28/09/2016

Juncker n’a pas « de date-limite » pour les négociations du Brexit

Royaume-Uni en Europe

Juncker n’a pas « de date-limite » pour les négociations du Brexit

Le Royaume-Uni est seul maître à bord pour déclancher les négociations du Brexit.

[David/Flickr]

Le président de la Commission européenne a déclaré ne pas « avoir de date-limite » pour les négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, dans la mesure où il revient à Londres d’enclencher la procédure.

Jean-Claude Juncker s’est entretenu dimanche soir à l’Elysée avec le président français François Hollande afin de préparer le sommet informel de l’Union européenne à 27 prévu à Bratislava (Slovaquie) le 16 septembre. Le Brexit a été au centre des discussions.

Démission rapide

« J’aurais voulu que le Royaume-Uni nous présente sa démission, si vous me permettez l’expression, le plus rapidement possible parce que j’avais pensé que les Britanniques, surtout ceux qui voulaient quitter l’Union européenne, se seraient préparés à cette éventualité », a-t-il rappelé sur France 2.

« Or tel n’est pas le cas. Le gouvernement britannique a besoin de plusieurs mois pour affiner sa position », a-t-il poursuivi. « Nos amis britanniques savent qu’il n’y aura pas de négociations avant la notification de leur lettre d’adieu. »

« Je n’ai pas de date-limite puisque l’article 50 du Traité qui balise la route vers la sortie ne peut être activé que par le seul Royaume-Uni puisque la Commission ou les autres États membres ne peuvent pas l’activer », a souligné le président de la Commission européenne.

Accès au marché interieur

Il a réaffirmé, à l’instar du président français, que le Royaume-Uni n’accéderait au marché intérieur qu’à la condition du plein respect des règles communautaires.

« C’est le bon sens : pas d’accès au marché intérieur si on n’accepte pas toutes les règles, et sans exception et sans nuance, qui font le propre du système du marché intérieur. »

>>Lire : Merkel prête à accorder du temps à la Grande-Bretagne

La nouvelle ministre britannique, Theresa May, a rencontré successivement Anglea Merkel et François Hollande la semaine passée, afin d’aborder la question de la sortie de Londres de l’Union européenne.

Les deux dirigeants avaient accepté à l’issue de ces rencontres d’accorder le temps nécessaire au Royaume-Uni pour envoyer la notification marquant le début des négociations avec l’UE.

« Mais je le répète, le plus tôt sera le mieux, dans l’intérêt commun, de l’Europe, du Royaume-Uni, de nos économies respectives », avait nuancé François Hollande.

>>Lire : Hollande concède un peu de temps à Theresa May dans la foulée de Merkel