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04/12/2016

L’UKIP divisée après son échec cuisant aux élections britanniques

Royaume-Uni en Europe

L’UKIP divisée après son échec cuisant aux élections britanniques

Suite à leur défaite aux élections législatives britanniques du 7 mai dernier, les travaillistes, les libéraux-démocrates mais aussi l’UKIP renouvellent leurs dirigeants. Une étape qui a plongé le parti de Nigel Farage dans la crise. 

Les libéraux-démocrates et les travaillistes sont tous deux à la recherche d’un nouveau dirigeant. Pendant ce temps, la confusion règne au Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP) où la démission de Nigel Farage n’a pas été acceptée, plongeant ainsi le parti dans des luttes intestines.

Avec 100 sièges de moins que les conservateurs malgré la forte probabilité qu’il avait de former un gouvernement, le leader des travaillistes Ed Miliband a démissionné la semaine dernière.

Le parti a annoncé le 14 mai que le nouveau dirigeant prendra ses fonctions le 12 septembre. Liz Kendall, Chuka Umunna, Yvette Cooper et Andy Burnham ont tous annoncé leur candidature à la tête du parti.

Chez les libéraux-démocrates, qui cherchent aussi un nouveau leader, ce sont Norman Lamb et Tim Farron qui se lancent dans la course. Les libéraux-démocrates ont subi un échec cuisant lors des élections. Alors qu’en 2010 ils avaient décroché 56 sièges au parlement, cette fois-ci, ils n’en ont remporté que huit.

Culte de la personnalité

Malgré le soutien d’environ 4 millions d’électeurs, UKIP n’a remporté qu’un siège à la Chambre des communes. N’ayant pas obtenu le siège qu’il convoitait dans la circonscription du South Thanet, le chef du parti, Nigel Farage, a démissionné de son poste. Sa démission a été rejetée par le parti et a donné lieu à un conflit interne.

Pour le directeur de campagne, Patrick O’Flynn, le parti risque de sombrer dans le « culte de la personnalité ». Il a qualifié Nigel Farage d’homme « grossier, susceptible et agressif ».

Face à ces commentaires, le donateur du parti, Arron Banks, a accusé Patrick O’Flynn de tentative de coup d’État. Suite à quoi Patrick O’Flynn a répliqué qu’il voulait que Nigel Farage reste à la barre du parti.

Pour couronner le tout, le seul et unique député UKIP, Douglas Carswell, a refusé d’utiliser les 900 000 euros alloués au parti après son élection pour l’aider à maintenir ses opérations.

Douglas Carswell a déclaré qu’il n’avait pas besoin de cet argent pour être député du Clacton. Selon lui, utiliser les fonds publics de manière excessive est « inapproprié ».

Une position qui l’oppose à la direction du parti qui voudrait de cet argent pour soutenir les opérations nationales de UKIP.

Contexte

David Cameron a remporté une victoire inattendue aux élections législatives britanniques. Sa réélection implique l'organisation d'un référendum sur l'appartenance du pays à l'UE et soulève des questions sur l'avenir de l'Écosse dans le Royaume-Uni.

>> Lire : David Cameron veut avancer la date du référendum sur l'UE

Les sondages prévoyaient que les deux partis principaux, les conservateurs et les travaillistes, seraient au coude à coude, ce qui aurait mis le parti de centre-gauche dans une position de force lors des négociations pour la formation d'un gouvernement de coalition. Suite à leur défaite, les chefs de file du parti travailliste et des libéraux-démocrates ont démissionné.

>> Lire : Le raz de marée conservateur au Royaume-Uni ravive l'hypothèse du Brexit

Prochaines étapes

  • 12 septembre : nomination du nouveau chef de file des travaillistes