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07/12/2016

La Première ministre britannique assure que Londres reste un partenaire engagé et fiable

Royaume-Uni en Europe

La Première ministre britannique assure que Londres reste un partenaire engagé et fiable

Theresa May

[shutterstock]

La nouvelle Première ministre britannique Theresa May a promis mardi devant l’ONU que le Royaume-Uni allait rester un « partenaire solide et fiable » sur la scène mondiale malgré la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne.

Theresa May a pris ses fonctions en juillet, après le vote sur le Brexit qui a secoué l’Europe et forcé son prédécesseur David Cameron à la démission.

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Londres a toujours été « un partenaire mondial ouvert sur l’extérieur », a-t-elle affirmé dans son premier discours devant l’Assemblée générale des Nations unies.

« Et les choses vont demeurer ainsi », a-t-elle assuré. « Car quand les Britanniques ont voté pour sortir de l’Union européenne, ils n’ont pas voté pour se replier ou pour se détourner de nos partenaires dans le monde. »

Elle a affirmé que le Royaume-Uni, un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU avec droit de veto, allait « continuer de tenir ses engagements » en matière de lutte contre la pauvreté, d’aide au développement, de défense au sein de l’OTAN ou de lutte contre le changement climatique.

Elle a indiqué à ce propos que Londres avait l’intention de mener à bien sa procédure de ratification nationale de l’accord de Paris sur le climat « avant la fin de l’année ».

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Elle a aussi rappelé que Londres avait augmenté sa contribution aux opérations de maintien de la paix de l’ONU en déployant des Casques bleus supplémentaires en Somalie et au Soudan du Sud.

Elle a mis particulièrement l’accent sur la lutte contre le trafic d’êtres humains, soulignant que le Nigeria avait été le premier bénéficiaire d’un nouveau fonds créé par Londres et destiné à stopper le trafic vers le Royaume-Uni.

Elle a aussi consacré une bonne partie de son discours à plaider pour une politique plus stricte envers les migrants qui affluent vers l’Europe.

Elle a préconisé de faire davantage la démarcation entre réfugiés et migrants économiques et d’obliger les demandeurs d’asile à déposer leur demande dans le premier pays sûr atteint dans leur périple, c’est-à-dire la Turquie, le Liban ou la Jordanie pour les Syriens fuyant la guerre.

« Les pays doivent être à même de contrôler leurs frontières », a-t-elle affirmé.

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