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27/09/2016

Le PIB du Royaume-Uni serait moins élevé de 6% en cas de Brexit

Royaume-Uni en Europe

Le PIB du Royaume-Uni serait moins élevé de 6% en cas de Brexit

Le ministre des Finances britannique, George Osborne, redoute un PIB moins élevé de 6% d'ici 2030 en cas de Brexit

[HM Treasury]

S’il sortait de l’Union européenne, le Royaume-Uni aurait un PIB 6% moins élevé d’ici à 2030, a prévenu le ministre des Finances, George Osborne, en s’appuyant sur les conclusions d’une analyse du Trésor.

À un peu plus de deux mois du référendum sur le maintien ou non du pays dans l’UE, le chancelier de l’Echiquier devait présenter dans la journée un rapport détaillé de quelque 200 pages réalisé par le Trésor britannique sur les coûts et les avantages de l’adhésion au bloc européen.

>>Lire : En direct: Brexit or no Brexit

 

« La conclusion est claire: pour l’économie britannique et les familles, quitter l’UE équivaudrait à s’automutiler », a prévenu le 18 avril M. Osborne, un farouche partisan, comme le Premier ministre David Cameron, du maintien britannique au sein des 28, dans une tribune au Times.

Appauvrissement

« Il y aurait moins de commerce, moins d’investissement et moins d’affaires. Quitter l’UE, et le Royaume-Uni serait appauvri pour toujours. Les familles britanniques seraient plus pauvres de façon permanente aussi », a-t-il ajouté.

Si les Britanniques décidaient de quitter l’UE le 23 juin, s’ouvrirait une période d’intenses négociations entre Londres et Bruxelles pour définir les contours des nouvelles relations entre le Royaume-Uni et l’UE en termes économique, commercial et de circulation des personnes, entre autres.

>>Lire : L’UE compte mener la vie dure au Royaume-Uni en cas de Brexit

Les experts du Trésor ont étudié plusieurs pistes possibles de renégociation, parmi lesquelles M. Osborne a distingué le scénario à la « canadienne », dans lequel son pays négocierait avec l’UE un accord de libre-échange similaire à celui liant le Canada aux États-Unis, qualifié de scénario le plus plausible par le ministre.

Perte de 5400 euros par an pour les foyers britanniques 

Dans ce cas-là, chaque foyer britannique perdrait environ 4.300 livres de revenus par an (5.400 euros), a avancé le ministre en s’appuyant sur les conclusions de l’étude du Trésor, ajoutant que le produit intérieur brut (PIB) du pays serait d’ici à 2030 inférieur de 6% à ce qu’il aurait été en cas de poursuite de l’aventure européenne.

>>Lire : La campagne pour ou contre le Brexit démarre officiellement

Cette étude a aussitôt suscité les hauts cris des partisans d’un « Brexit » qui reprochent aux autorités un tropisme proeuropéen. « Ils avancent toujours les chiffres négatifs sur le Brexit et jamais les positifs parce que cela fait partie de leur conspiration (qui consiste) à nous maintenir de force dans l’UE », a commenté sur la BBC le député eurosceptique et ancien ministre, John Redwood.

La campagne officielle s’est ouverte vendredi avant cette première consultation sur l’Europe depuis 1975 dans le pays, qui inquiète les milieux économiques et dirigeants du monde entier, favorables en majorité au maintien britannique dans l’UE. Les sondages placent jusqu’à présent les deux camps au coude à coude.

Prochaines étapes

  • 23 juin: référendum britannique sur  le maintien ou non du pays dans l'UE