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19/01/2017

Les patrons britanniques réclament un référendum avant 2017

Royaume-Uni en Europe

Les patrons britanniques réclament un référendum avant 2017

David Cameron a promis l'organisation d'un référendum sur le maintien ou non de son pays au sein de l'UE d'ici à la fin 2017.

Une importante organisation patronale britannique a appelé le gouvernement à organiser dès que possible le référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l’Union européenne, afin de lever l’incertitude dont souffre les entreprises.

Le plus vite sera le mieux. Le message des patrons britanniques au gouvernement de David Cameron est clair. Le référendum sur un possible Brexit doit se tenir rapidement, pour ne pas entretenir l’incertitude dont souffrent les entreprises.

« J’espère que ce gouvernement ne fera pas traîner le processus du référendum plus que nécessaire. Nos membres pensent certes qu’une forme d’incertitude constitue le prix à payer pour régler le problème des liens avec l’Union européenne, mais les retards freinent les prises de décision, d’investissement et la vigueur des affaires », devait expliquer Simon Walker, le directeur général de l’Institute of Directors (IoD), selon des extraits d’un discours diffusés à l’avance.

>>Lire : Seuls 1 % des chefs d’entreprise britanniques penchent pour le « Brexit »

Le Premier ministre britannique, David Cameron, a promis l’organisation d’un référendum sur le maintien ou non de son pays au sein de l’UE d’ici à la fin 2017 au plus tard, après avoir renégocié certains termes de l’appartenance du Royaume-Uni au sein du bloc des 28.

Mais le chef de l’IoD, qui regroupe des dirigeants d’entreprise britannique, devait déclarer aux 2.000 invités de son congrès annuel qu’attendre 2017 comporterait un certain nombre de risques.

Incertitude

« Le vote britannique pour sortir de l’UE, c’est du 50/50. Les sondages montrent à quel point c’est serré », a prévenu le dirigeant patronal, et « il y a des facteurs domestiques qui devraient pousser le Premier ministre à organiser ce référendum au plus tôt ».

« D’ici à 2017 le gouvernement aura mis en place des réductions de dépense qui, même si elles sont nécessaires, ne seront pas populaires » et « il y a un vrai risque qu’un référendum organisé en 2017 ne soit le résultat que d’un jugement à court terme sur l’action du gouvernement, une opportunité de gifler l’élite politique », a-t-il averti.

>> Lire : Goldman Sachs met en garde contre les conséquences du «Brexit» pour la City

Les milieux patronaux britanniques sont dans l’ensemble plutôt favorables au maintien du pays dans l’UE, notamment le secteur financier qui s’inquiète des possibles répercussions d’un Brexit sur la puissante City de Londres.

Mais un certain nombre de dirigeants d’entreprises ont aussi fait savoir qu’ils ne verraient pas forcément comme une catastrophe un départ britannique du navire européen.

Contexte

Le parti conservateur au pouvoir de David Cameron a remporté la majorité absolue lors des élections parlementaires du 7 mai 2015. Avec 12 sièges de plus que tous les autres partis réunis, les conservateurs pourront gouverner seuls.

David Cameron a promis de renégocier la relation du pays avec l'UE puis d'organiser un référendum d'ici 2017 pour voter si oui ou non, le Royaume-Uni devrait rester dans l'UE. Une décision qui aurait de grandes conséquences sur le commerce, l'investissement et la place de la Grande-Bretagne sur la scène internationale.

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