Londres va exempter ses soldats du droit humanitaire européen

F Company (Fire Support) 1 Royal Welsh are playing their part in Operation Moshtarak. They were part of the combined force of over 1200 troops and conducted a helicopter Assault into an area west of Gorbay Noray.In the early hours of 13th February 2010 they landed in a wave of three Chinook helicopters close to their objective, several compounds and a bazaar either side of the main canal supplying the Nadi Ali District.For many of F Coy this is no different to any other Operation. They prepare for battle in just the same way and their drills are well practiced from previous operations. However the sheer scale of Moshtarak means there is an air of tension. Instead of a simple bus up to the flight line, there is a large set of marked off pens and hundreds of other troops all being directed into their lines waiting to board the helicopters. In addition they are sent off with bacon and sausage sandwiches and hot tea by the Quartermaster.The prevalent IED threat meant the most suitable landing sites for the helicopters were ploughed fields which meant extremely hard going through mud, ditches and water for the troops. The temperature dropped to near freezing and as dawn approached F Coy were still in the open and exposed to the Insurgent threat. However they kept pushing on successfully reached their objectives just after first light.As part of the campaign of engaging with the people of Afghanistan the compounds were taken over quietly and by negotiation. The compounds have been secured and fortified. Patrols are then sent out and the Afghan National Army (ANA) lead out a patrol to the Bazaar.The counter IED Team cleared the south side of the canal and was then ferried across the canal by dingy to start clearing the north side. They found and successfully detonated four IEDs in controlled explosions.There was a one small arms contact later in the day, but there were no injuries and for F Coy the day went smoothly.Major Richard Gregory, the Officer Com [ResoluteSupportMedia/Flickr]

La Grande-Bretagne va faire en sorte que ses militaires puissent être exemptés du droit humanitaire européen, afin d’éviter des poursuites abusives à la suite d’opérations extérieures, a annoncé mardi la Première ministre Theresa May.

Le projet permettra aux militaires de ne pas être soumis à la Convention européenne sur les droits de l’Homme lorsqu’ils participent à des conflits à l’étranger, en fonction des circonstances.

« Mon gouvernement fera en sorte que nos troupes soient reconnues pour le travail incroyable qu’elles font. Ceux qui servent en première ligne auront notre soutien lorsqu’ils rentrent à la maison », a déclaré Theresa May dans un communiqué. « Nous leur offrirons notre gratitude et nous mettrons fin à l’industrie de plaintes vexatoires qui a poursuivi ceux qui ont servi dans les précédents conflits. »

Multiplication des plaintes 

Le projet, annoncé pendant le congrès du parti conservateur qui se tient à Birmingham, dans le centre de l’Angleterre, vise à empêcher la multiplication des plaintes contre des membres des forces armées britanniques.

« Notre système juridique a été exploité pour porter des accusations fausses contre nos soldats sur une échelle industrielle », a affirmé le ministre britannique de la Défense, Michael Fallon. « Cela a causé un grand désarroi à des gens qui ont risqué leur vie pour nous protéger, cela a coûté des millions aux contribuables, et il y a un risque sérieux que cela empêche nos forces armées de faire leur travail. »

Dans son communiqué, le gouvernement a précisé que tout en étant exemptés de la Convention européenne des droits de l’Homme, les militaires britanniques continueraient à observer les Conventions de Genève.

Londres a créé un organisme appelé Iraq Historic Allegations Team (IHAT) qui est chargé d’enquêter sur les accusations de violations des droits de l’homme portées par des civils irakiens contre des soldats britanniques entre l’invasion de l’Irak en 2003 et le départ des troupes de combat de ce pays en 2009.

Au 31 mars 2016, l’IHAT enquêtait sur 1 374 cas, des accusations de mauvais traitements, de disparitions et de meurtres. Jusqu’à présent, 326 cas ont été résolus, et des compensations d’un total de 20 millions de livres environ (23 millions d’euros) ont été versées.

>> Lire : David Cameron veut supprimer la loi sur les droits de l’Homme