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02/12/2016

Poutine et Theresa May se rencontreront «dans un avenir proche»

Royaume-Uni en Europe

Poutine et Theresa May se rencontreront «dans un avenir proche»

Theresa May

Le président russe, Vladimir Poutine, et la Première ministre britannique, Theresa May, ont convenus de se rencontrer « dans un proche avenir », a annoncé le Kremlin.

Au cours d’une conversation téléphonique à l’initiative de Londres, les deux dirigeants ont décidé d’avoir une rencontre privée dans un proche avenir, a indiqué le Kremlin dans un communiqué, sans fournir de date.

Au cours de cette conversation, qui a porté sur « les questions d’actualité dans les relations russo-britanniques », les deux dirigeants « ont exprimé leur insatisfaction concernant l’état actuel de la coopération dans les domaines politique, commercial, et économique », selon le communiqué.

Ils ont décidé d’intensifier les efforts communs dans plusieurs domaines, y compris la sécurité aérienne.

Les relations entre la Grande-Bretagne et la Russie ont été assombries ces dernières années par de nombreux sujets, notamment l’enquête britannique sur la mort à Londres en 2006 de l’ex-agent des services secrets russes Alexandre Litvinenko. Londres a également été l’un des plus ardents défenseurs des sanctions occidentales contre Moscou pour son rôle dans la crise en Ukraine.

>> Lire : Sans Londres, la ligne dure de l’UE face à la Russie pourrait s’émousser

Lorsque Theresa May a accédé en juillet au poste de chef du gouvernement, Vladimir Poutine avait déclaré qu’il était prêt à un « dialogue constructif » avec la nouvelle dirigeante.

En juin, le président russe avait estimé à propos du Brexit que le vote historique en faveur d’un retrait du Royaume-Uni de l’UE était dû à « l’attitude présomptueuse et superficielle » du gouvernement britannique qui a organisé le référendum. Il avait déclaré que ce vote aurait « des conséquences pour le Royaume-Uni, pour l’ensemble de l’Europe, et pour nous, bien sûr ».

De nombreux observateurs avaient estimé que le Brexit servirait la cause du Kremlin, Vladimir Poutine ayant été accusé de tenter d’enfoncer un coin entre les membres de l’UE. Celui-ci avait cependant assuré que la Russie n’avait « jamais interféré » dans le choix des électeurs britanniques.