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08/12/2016

Actes de racisme au Royaume-Uni au lendemain du referendum

Royaume-Uni en Europe

Actes de racisme au Royaume-Uni au lendemain du referendum

Au lendemain du référendum, des tracts racistes ont été apportés à la police du Cambridgeshire. Twitter

La police londonienne enquête sur des actes de vandalisme « à motifs raciaux » dans un centre culturel polonais. Des Britanniques dénoncent d’autres cas de violence raciste.

L’Association polonaise sociale et culturelle (POSK) d’Hammersmith, à Londres, aurait été la cible de violence raciales le 24 juin, au lendemain du vote pour le Brexit.

Un porte-parole de la police détaille que « peu avant 11 heures, la police a été prévenue d’un incident qui serait survenu pour des motifs raciaux, dans un bâtiment de King Street, W6. Les policiers des quartiers de Hammersmith et Furlham se sont rendus sur place et les investigations sont en cours. »

Une porte-parole de POSK explique que des graffitis ont été tagués sur l’entrée principale après 6 heures le matin du 26 juin. Ils ont été enlevés, mais elle a refusé de confirmer ce qui était écrit.

Elle affirme qu’« il y aura une enquête, la police a été informée. Je ne peux pas en dire plus ».

Selon la police de Cambridgeshire, qui a enquêté après que des messages de haine ont été retrouvés dans les boîtes aux lettres de résidents polonais du comté, il semblerait que le référendum a été suivi d’une vague de racisme.

Les cartes plastifiées portant l’inscription « Quittez l’UE, nous ne voulons plus de vermine polonaise » auraient été remises le 25 juin aux membres de la communauté polonaise de Huntingdon, au Nord-Ouest de Cambridge. L’inspecteur Nick Percival a affirmé que la police avait « connaissance » de l’incident et menait une enquête.

Le 25 juin, Heavenly Crawley a publié sur Twitter pour témoigner d’un incident auquel sa fille aurait assisté à Birmingham : une jeune musulmane aurait été coincée par un groupe d’Anglais dans la rue qui criaient « Va-t-en ! On a voté Leave ! ».

Le jour suivant, le British National Front, une formation d’extrême-droite, est descendu dans les rues de Newcastle avec une banderole qui affichait l’inscription « Stop à l’immigration. Oui au rapatriement ».

Les anti-fascistes ont cependant riposté avec une démonstration d’une bien plus grande envergure.

À Londres, un homme a affirmé que son ami, d’origine asiatique, avait été victime de racisme à la gare de Kings Cross. Un homme aurait crié « Brexit ! » en le voyant.

Un utilisateur possédant 48 000 followers a affirmé avoir aperçu deux Polonais couchés au sol, blessés, après avoir été attaqués. Selon lui, l’une des victimes lui aurait confié qu’« un homme anglais [l’avait] battu ». Il ajoute qu’il a ensuite été contacté par les journaux pour qu’ils racontent son histoire.

Le vote pour la sortie de l’UE à 52 % contre 48 % a suivi une campagne largement fondée sur les problématiques de l’immigration et de l’économie.

Pendant la semaine précédant le référendum, la députée du parti travailliste Jo Cox, qui faisait campagne pour rester au sein de l’UE et défendait la cause des réfugiés syriens, a été assassinée dans la circonscription du West Yorkshire. L’auteur présumé du meurtre a été arrêté.

Le 25 juin, Donald Trump, le candidat pressenti pour le parti républicain, dont les rassemblements et les discours ont provoqués des affrontements violents, était en Écosse et se réjouissait du Brexit. Il a également rencontré le magnat de la presse, propriétaire de Fox News, The Sun et le Times, Rupert Murdoch.

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