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22/01/2017

Madrid ne veut plus payer la couverture santé des expatriés britanniques

Royaume-Uni en Europe

Madrid ne veut plus payer la couverture santé des expatriés britanniques

José Manuel García-Margallo

Le gouvernement espagnol va essayer de conclure un accord pour que le Royaume-Uni paie la couverture santé des nombreux Britanniques qui résident en Espagne, a informé le ministre José Manuel García-Margallo. Un article d’EurActiv Espagne.

« Il faut parvenir à un accord pour que les résidents puissent se faire soigner en Espagne, mais à la charge du Royaume-Uni », a signalé le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, José Manuel García-Margallo, lors d’un événement à Alicante le 30 septembre pour parler des effets du Brexit sur les entreprises locales.

Le ministre a replacé le Brexit en contexte, affirmant qu’il venait s’ajouter aux nombreuses réticences historiques du Royaume-Uni pour stimuler l’union politique en Europe. Une attitude que José Manuel García-Margallo a qualifié de rétrograde. Selon lui, il faut profiter de cette situation pour avancer sans relâche dans la construction des États-Unis d’Europe.

Le ministre a ainsi fait référence aux négociations qui se dérouleront à partir de 2017 pour déterminer la relation future du Royaume-Uni avec l’UE. Il estime qu’un traité comme celui passé avec le Canada est possible. Celui-ci n’est pas encore entré en vigueur, mais il permettra le libre-échange avec des exemptions tarifaires à 99 %.

Fédéralisation de l’Europe

Au-delà des conséquences économiques du Brexit, le ministre s’inquiète surtout des « convulsions politiques » qui poussent un certain groupe de pays à vouloir réduire les pouvoirs des organismes communautaires alors que l’Espagne cherche à donner « une impulsion à la fédéralisation de l’Europe », pour plus d’intégration politique.

>> Lire : Theresa May envisage un Brexit radical

Le ministre a profité de l’occasion pour annoncer qu’en novembre prochain il sera l’hôte d’une rencontre entre les différents leaders religieux de la Méditerranée, et ce, afin d’avancer dans le dialogue interconfessionnel.

Pour sa part, le président du conseil provincial d’Alicante, César Sánchez, a rappelé que plus de 86 000 citoyens britanniques vivaient dans la province et que dans une trentaine de municipalités, ils représentent 20 % de la population. Dans d’autres, comme à  Llíber, San Fulgencio ou Daya Vieja, ils atteignent 40 % de la population et même 52 % à Alforga.