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05/12/2016

Les Écossais ne veulent pas être exclus de l’UE contre leur gré

Royaume-Uni en Europe

Les Écossais ne veulent pas être exclus de l’UE contre leur gré

Nicola Sturgeon et Alex Salmond, son prédécesseur.

[the SNP/Flickr]

La chef de file du Parti national écossais demande que l’Écosse puisse organiser un nouveau référendum sur son indépendance en cas de Brexit « contre notre gré ».

Nicola Sturgeon, du Parti national écossais (SNP), a déclaré qu’en cas de Brexit, l’Écosse devrait avoir le droit d’organiser un nouveau référendum sur son indépendance « s’il est clair et prouvé que l’indépendance est devenue l’option préférée par la majorité des écossais ».

« Ou si les circonstances de 2014 ont significativement changées, si l’Écosse est exclue de l’UE contre notre gré, par exemple », a-t-elle ajouté dans un communiqué. Cette exigence sera inclue dans le manifeste de son parti, a-t-elle assuré avant les élections locales qui se dérouleront le mois prochain.

Le 23 juin, les Britanniques décideront s’ils veulent rester dans l’UE ou en sortir.

Ce n’est pas la première fois que Nicola Sturgeon aborde les conséquences d’un Brexit pour l’Écosse. En juin dernier, la chef de file du SNP a demandé que l’issue du référendum soit calculé à la double majorité : pour que le Brexit ait lieu, les quatre nations, l’Écosse, l’Irlande du Nord, le pays de Galles et l’Angleterre, devraient toutes valider cette option individuellement. Cette idée a été rejetée.

>> Lire : L’Écosse envisage un nouveau référendum d’indépendance en cas de Brexit

Alyn Smith, eurodéputé SNP qui siège au Parlement européen dans le groupe des Verts/ALE, a récemment expliqué à EurActiv France que le Brexit pourrait entrainer l’indépendance de l’Écosse. « Il est fort probable que le Royaume-Uni vote pour sortir de l’UE, mais il est presque certain que l’Écosse votera pour rester », a-t-il indiqué. « Un Brexit provoquerait la colère des Écossais et la question de l’indépendance de l’Écosse se posera à nouveau. »

>> Lire : Alyn Smith : « un Brexit rouvrirait la question de l’indépendance de l’Écosse »

Contexte

Lors du référendum de septembre 2014, les Écossais ont voté à 45 % pour l'indépendance. Ce résultat souligne la méfiance des Écossais vis-à-vis des personnalités politiques de droite, comme David Cameron, un élément sur lequel le SNP a réussi à capitaliser. Lors des élections de 2015, c’est devenu le troisième parti le plus représenté au gouvernement britannique.

>> Lire : L'Écosse dit «non» à l’indépendance

David Cameron estime que les indépendantistes écossais ne devraient pas être autorisés à organiser un nouveau référendum avant les prochaines élections parlementaires. Selon la législation actuelle, un nouveau référendum ne peut avoir lieu sans le soutien du parlement britannique.