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30/09/2016

Tusk presse May d’activer l’article 50

Royaume-Uni en Europe

Tusk presse May d’activer l’article 50

Donald Tusk

Le président du Conseil européen a encouragé Theresa May à lancer les négociations de sortie de l’UE le plus rapidement possible, lors d’une rencontre à Londres le 8 septembre.

« Je suis conscient que ce n’est pas facile, mais j’espère quand même que vous serez prêts à entamer le processus aussi rapidement que possible », a indiqué Donald Tusk à la Première ministre britannique au début de leur entretien à Downing Street.

Donald Tusk a déclaré vouloir « discuter du processus de Brexit » avec Theresa May, qui a assuré ne pas vouloir démarrer la procédure officielle avant l’année prochaine.

« Notre but est d’établir les relations les plus étroites possible entre l’UE et le Royaume-Uni », a-t-il écrit sur Twitter avant la rencontre. Le président du Conseil a entamé un tour des capitales européennes à l’approche d’un sommet à Bratislava, qui réunira les États membres, sans le Royaume-Uni.

« Cela ne signifie pas que nous allons discuter de notre future relation avec le Royaume-Uni à Bratislava. Pour cela, nous aurions besoin d’une notification officielle, de l’activation de l’article 50 » du traité de Lisbonne, a expliqué Donald Tusk. Theresa May a répondu qu’elle souhaitait un processus de Brexit « sans accrocs » et qu’elle avait des « questions sérieuses » à aborder avec lui.

Lors du sommet du G20 en Chine, la Première ministre a admis que le divorce ne serait pas de tout repos. Un constat qui est apparu clairement dès les jours suivants, quand elle a dû réprimander son ministre à la Sortie de l’UE, David Davis, qui avait dit au parlement que si rester dans le marché unique entrainait une perte de contrôle sur l’immigration, le Royaume-Uni devrait quitter le marché unique.

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Downing Street a dû réagir immédiatement en déclarant que le ministre exprimait là une opinion personnelle, et non les vues du gouvernement, même s’il s’agissait de sa première adresse au parlement sur les possibilités pour le Brexit.

Au sommet du G20, Theresa May a elle-même eu des discussions préliminaires en vue d’accords de libre-échange avec des pays comme l’Australie et d’autres nations du Pacifique, une attitude prématurée, selon Berlin, notamment.

Après l’activation de l’article 50, Londres aura deux ans pour conclure les négociations de sortie de l’UE. Tous les États membres doivent ratifier l’accord final, mais la période de deux ans pourrait être étendue si les 28 sont d’accord. Sans consensus, le Royaume-Uni serait mis à la porte de l’UE sans accords sur le commerce et les échanges avec les pays de l’UE.

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