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09/12/2016

L’Estonie devrait prendre la présidence tournante du Royaume-Uni en 2017

Royaume-Uni en Europe

L’Estonie devrait prendre la présidence tournante du Royaume-Uni en 2017

UK presidency of the EU

Le Royaume-Uni est toujours censé prendre la présidence tournante de l’UE le 1er juillet 2017. En pratique, l’Estonie devrait prendre son tour.

Une chose est sûre, le message de tous les grands pouvoirs européens est le même : le Royaume-Uni doit se dépêcher de de demander l’application de l’article 50 du traité de Lisbonne pour pouvoir quitter l’UE. Cette demande pourrait déjà être faite lors de la réunion du Conseil des 28 et 29 juin.

L’État qui veut quitter l’union est censé en notifier le Conseil le plus rapidement possible. La négociation des termes du divorce se déroule dans les deux années suivant la notification. Durant cette période, la Grande-Bretagne ne serait plus en mesure de participer à la prise de décision, ce qui signifie qu’elle ne pourrait tout simplement pas prendre la présidence tournante du Conseil.

Le calendrier serait donc avancé, et l’Estonie présiderait durant la seconde moitié de 2017, suivie par la Bulgarie.

Les traités ne précisent cependant pas de laps de temps spécifique entre la prise de décision – le référendum – et la notification officielle du Conseil. En outre, David Cameron a assuré qu’il laisserait ce soin à son successeur.

« Les négociations avec l’Union européenne devront débuter sous la responsabilité d’un autre Premier ministre, et je pense qu’il serait juste que ce Premier ministre décide quand activer l’article 50 et commencer le processus officiel et juridique de sortie de l’UE », a-t-il déclaré.

Dans un communiqué commun, Jean-Claude Juncker, président de la Commission, Martin Schultz, président du Parlement, et Mark Rutte, Premier ministre des Pays-Bas, actuellement à la présidence tournante du Conseil, ont estimé que Londres devrait appliquer le résultat du référendum « le plus rapidement possible », même si celui-ci sera très douloureux.

Pour Guy Verhofstadt, qui dirige le groupe ALDE, et Rebecca Harms, co-présidente des Verts, l’article 50 devrait être mis en route dès le sommet européen de la semaine prochaine.

Selon les informations obtenues par EurActiv, les dirigeants européens craignent que Londres ne tente d’utiliser la question de sa présidence pour négocier des conditions plus favorables. Les États membres et la Commission pourraient cependant rendre le processus difficile et douloureux, afin de décourager les pays tentés de suivre l’exemple britannique.