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27/09/2016

Athènes ne craint pas l’issue du référendum britannique

Royaume-Uni en Europe

Athènes ne craint pas l’issue du référendum britannique

Nikos Xydakis

Athènes espère une victoire des forces pro-européennes au référendum, mais n’a aucune raison particulière de craindre un Brexit, a déclaré Nikos Xydakis, ministre adjoint aux Affaires européennes.

« Athènes n’a pas de raison particulière d’avoir peur. Nous sommes cependant inquiets de l’avenir du processus d’intégration européenne », a expliqué le ministre adjoint aux Affaires européennes à EurActiv. Il espère cependant une victoire des forces pro-UE modérées et assure qu’Athènes est tout à fait contre un Brexit.

Nikos Xydakis a également fait remarquer que la position du gouvernement grec sur les conditions exigées par le Royaume-Uni avait toujours été prudente. « Nous nous sommes tout à fait opposés à la multiplication des dérogations, qui affaibliront de manière importante la vision et le projet d‘unification », ajoute-t-il.

La Grèce a payé au prix fort le processus d’intégration, mais reste convaincue du bien-fondé d’une union politique et économique plus approfondie « qui rendrait l’UE plus attirante aux yeux des citoyens, qui exigent des droits et un marché du travail uniques ».

>> Lire : La crise des réfugiés pourrait favoriser le Brexit

Un coup dur politique

« Une sortie du Royaume-Uni de l’UE aurait des conséquences économiques importantes pour les Britanniques et les Irlandais, et pourrait renforcer les tendances séparatistes écossaises », souligne Nikos Xydakis.

Au niveau politique, il s’agirait également d’un coup dur pour l’UE. « L’avant-poste européen dans l’Atlantique en serait affaibli. Une Europe sans la Grande-Bretagne est inimaginable, étant donné l’équilibre des pouvoirs historiques. »

>> Lire : Les citoyens européens de plus en plus opposés au Brexit

Juncker et Tusk commencent à s’inquiéter

Lors d’une visite à Athènes, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, s’est inquiété du vote et de l’« énorme chaos » qu’un Brexit représenterait sur les marchés internationaux.

Jean-Claude Juncker serait dans une position difficile, a expliqué une source à EurActiv, coincé entre la possibilité d’un Brexit et les pressions du gouvernement allemand, qui a vivement critiqué son déplacement à Moscou.

Selon les informations obtenues par EurActiv, des discussions sont déjà engagées sur la présidence britannique du Conseil, prévue pour le deuxième semestre 2017.

>> Lire aussi : Juncker estime que le Brexit ne tuera pas l’UE

Prochaines étapes

  • 23 juin : Référendum britannique sur l'Europe.