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25/02/2017

L’absence d’éducation sexuelle entraîne de nombreux avortements en Grèce

Santé & Modes de vie

L’absence d’éducation sexuelle entraîne de nombreux avortements en Grèce

Les spécialistes grecs s'inquiète de l'augmentation du nombre d'avortements chez les jeunes.

[Michele Nylon/Flickr]

Le taux galopant d’avortements chez les jeunes et le manque d’éducation sexuelle inquiète en Grèce.

Selon une étude récente, 150 000 avortements sont pratiqués tous les ans en Grèce. Un quart d’entre eux concerne des jeunes filles de moins de 16 ans.

Lors du sixième congrès national d’endocrinologie gynécologique, qui se déroulait à Athènes les 11 et 12 février, les spécialistes ont indiqué qu’au moins la moitié des jeunes Grecques ont des activités sexuelles avant leurs 17 ans. Des enquêtes révèlent en effet que 73% des 14-16 ans pratiquent des activités sexuelles.

La méthode de contraception la plus répandue parmi les adolescents grecs est le coït interrompu (40%), qui consiste pour l’homme à se retirer avant l’éjaculation. Une méthode cependant peu fiable, puisqu’elle résulte en une grossesse dans 20% des cas et n’offre aucune protection contre les maladies sexuellement transmissibles (MST).

Le préservatif masculin est la deuxième méthode de choix, suivie par la pilule  contraceptive, qui ne concerne pourtant que 4% des adolescentes, contre 45% aux États-Unis, par exemple.

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Éducation sexuelle

Les docteurs Efthimios Deligeoroglou et Nikolaos Salakos soulignent donc la nécessité de mettre en place une meilleure éducation sexuelle pour les jeunes grecs.

« Le suivi et la formation des adolescents sont notre unique arme contre les grossesses non désirées, les avortements et les maladies sexuellement transmissibles. Nous devons les informer, leur indiquer toutes les méthodes contraceptives, en nous concentrant sur la sécurité et l’efficacité », estiment-ils.

Selon les spécialistes, les adolescents devraient obtenir plus d’informations sur le préservatif masculin, qui permet de se protéger à la fois contre les grossesses non désirées et les MST. Leur utilisation devrait être davantage promue, notamment en association avec des méthodes hormonales ou à long terme.

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