La présidence maltaise s’est concentrée sur la santé publique

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Chris Fearne

À quelques jours de la fin de la présidence maltaise de l’Union européenne, le ministre maltais de la Santé revient sur son action ces six derniers mois en termes de santé publique.

Chris Fearne est le ministre maltais de la Santé

C’est avec une grande fierté et satisfaction que j’ai présidé la réunion du Conseil EPSCO des ministres de la Santé du 16 juin qui a conclu l’agenda ambitieux de santé publique mise en place par l’équipe maltaise pour notre Présidence du Conseil de l’UE.

Faire face à des problématiques de santé au niveau de l’UE est toujours paradoxal et complexe. La compétence de l’Union européenne dans le domaine de la santé est limitée, et les États membres font tout pour conserver la plénitude de leurs pouvoirs en matière de la gestion de la santé. De l’autre côté, la politique de la santé est une des plus importantes pour les citoyens européens et la nécessité de la coopération plus profonde et efficace est de plus en plus ressentie par un grand nombre des États membres.

Le choix des priorités de la Malte était conçu de manière à correspondre à l’agenda national tout en restant pertinent pour la plupart des États membres de l’UE. Nous avons cherché à assurer que l’accent soit mis sur les problématiques de la santé publique, mais aussi sur les questions propres aux systèmes de santé. Je suis ravi qu’après des mois de travail acharné, nous ayons adopté un ensemble de conclusions, dont les Conclusions du Conseil visant à enrayer la hausse du surpoids et de l’obésité infantiles et les Conclusions du Conseil visant à encourager une coopération volontaire entre les systèmes de santé des États membres.

Par ces deux initiatives, nous avons voulu encourager une approche flexible et volontaire qui permettra aux États membres d’aller vers les objectifs définis tout en prenant en compte des contextes et des besoins locaux. Cette approche fut le fruit de la planification et de la consultation minutieuses de plusieurs mois avec les États membres, les ONG européennes et d’autres acteurs.

Le processus de consultation a commencé bien avant la présidence, et j’ai eu l’occasion de participer personnellement à plusieurs réunions informelles pour discuter de nos plans et échanger des idées avec les acteurs de la santé concernés. Pendant la clôture de la session plénière du European Health Forum Gastein en septembre 2016, j’ai présenté les plans et les objectifs de la Présidence maltaise. La problématique de la transparence des prix des médicaments et le besoin des États membres de travailler ensemble sur ce sujet étaient les priorités politiques que j’étais déterminé à faire avancer.

Pendant le Conseil EPSCO j’ai présenté un rapport sur les résultats dans le domaine pharmaceutique auxquels est parvenue la Présidence maltaise. La mise en place du groupe technique permanent chargé d’assister le travail de la Table ronde de Pharma et la signature de la déclaration de La Valette par les huit États membres qui se sont mis d’accord de coopérer plus pour faciliter l’accès de leurs citoyens aux médicaments sont des bons exemples de collaboration. La déclaration de La Valette est un exemple qui montre comment les États membres trouvent leurs propres mécanismes de coopération, tandis que la Table ronde de Pharma a pour but la meilleure collaboration avec l’industrie. Les deux sont absolument indispensables si nous souhaitons progresser dans ce champ.

Les retours reçus par mon équipe pendant les mois avant notre Présidence et lors des réunions techniques que nous avons organisées au stade initial de la Présidence étaient essentiels pour enrichir et peaufiner nos propositions. Le soutien des autres États membres, de la Commission européenne, de l’OMS, de l’Observatoire européen des systèmes et des politiques de santé et d’autres organisations européennes-parties prenantes, était essentiel pour atteindre les objectifs de la Présidence maltaise. Je suis convaincu que les événements informels qui réunissent toute une palette d’acteurs de la santé, dont les décideurs politiques et les divers experts, ne doivent pas être sous-estimés. Il est crucial pour tous les acteurs du secteur de la santé de maintenir un dialogue permanent et d’échanger des visions pour que les résultats puissent être atteints.

Pour moi, la clôture de notre Présidence n’est pas la fin du mouvement, mais le début. Ayant été reconduit dans ma fonction de ministre de la Santé de Malte, je suis naturellement engagé dans la poursuite d’objectifs posés par les Conclusions du Conseil pour assurer qu’elles ne restent pas lettre morte, mais conduisent aux changements positifs dans la santé et le bien-être des citoyens européens.