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19/01/2017

L’UE renforce la localisation des avions en détresse

Transport

L’UE renforce la localisation des avions en détresse

L’enregistreur de conversations du poste de pilotage sera désormais équipé d’appareils de localisations pour accélérer les recherches.

[Ed Sweeney]

La Commission européenne a adopté le 16 décembre de nouvelles règles pour améliorer le repérage et la localisation d’avions en détresse, où qu’ils se trouvent dans le monde.

L’objectif est d’éviter des situations comme lors de l’accident de l’avion Air France en juin 2009, ou celui de la Malaysian Airlines en mars 2014, durant lesquelles les équipes de recherche et de sauvetage ne pouvaient pas – du moins au début – retrouver les avions.

>>Lire : Bruxelles s’attèle au renforcement de la sécurité aérienne

Les nouvelles règles intègrent des appareils de localisation étanches, afin de faciliter le repérage de l’épave de l’avion et la récupération de la boite noire.

Par ailleurs, les compagnies opérant avec de grands avions (plus de 19 passagers) et les avions-cargos de plus de 45,5 tonnes devront désormais mettre en place un système de suivi.

Eviter la disparition d’un avion

Quant aux nouveaux avions, ils devront être équipés de « moyens robustes et automatiques » pour pouvoir être localisés en cas d’accidents. Ces systèmes plus fiables permettront d’éviter la disparition d’un avion lorsque le contact et les mécanismes de suivi sont coupés.

L’enregistreur de conversations du poste de pilotage (CVR), l’une des deux boites noires (avec l’enregistreur de paramètres),  sera désormais équipé d’appareils de localisations pour accélérer les recherches. 

Le CVR est un outil clé pour comprendre ce qu’il s’est passé durant le vol, notamment dans le cas d’un crash mortel. Les nouvelles règles techniques incluent donc d’autres dispositions concernant l’amélioration des boites noires – qui sont en réalité oranges.

Ainsi, la durée d’enregistrement en continu du CVR sera rallongée de 2 à 25 heures. Par ailleurs, la protection des enregistrements sera renforcée, notamment durant leur entretien.

>>Lire : L’Europe mobilisée après le crash d’un Airbus dans le sud de la France

Lors d’une déclaration à la presse, la Commission a expliqué que ces nouvelles spécifications techniques « ne favoris[aie]nt aucune solution technique ou commerciale spécifique ». L’exécutif considère aussi que les normes sont assez flexibles pour s’adapter à diverses options techniques déjà existantes ou en cours d’élaboration, comme le service de recherche et secours Galileo.

Ce système développé par l’UE et actuellement déployé améliore les systèmes de recherche et de secours existants en permettant une réception presque en temps réel des messages de détresse transmis de n’importe où dans le monde. Généralement, le temps d’attente moyen est d’une heure. Il permet aussi de localiser avec précision les alertes, alors qu’actuellement le repérage se fait à 5 km près. Enfin, le système utilise la détection par satellites multiples pour éviter tout blocage lié à la topographie par conditions défavorables.

Contexte

Les grands avions commerciaux, et certains petits avions commerciaux, d’entreprises, ou privés, doivent être équipés de deux boites noires qui enregistrent les informations du vol. Les deux enregistreurs servent à reconstituer les événements en cas d’accident d’avion.

L’une d’elles, l’enregistreur de conversations du poste de pilotage(CVR), enregistre les transmissions radio et les sons du cockpit, comme les voix des pilotes ou les bruits du moteur. L’autre, l’enregistreur de paramètres (FDR), surveille les paramètres tels que l’altitude, la vitesse et la direction.