La Commission met 800 millions d’euros sur la table pour le Lyon-Turin

Le tunnel ferroviaire Lyon-Turin recevra 813,8 millions d’euros de l'UE [Crédit : [Stefano Bertolotti/ flickr.com]

La France va toucher le jackpot sur les 276 projets transports subventionnés par l’UE. Le Lyon-Turin et le canal Seine-Nord Europe récoltent près de 2 milliards d’euros.

La Commission européenne a publié lundi une liste des 276 projets de transports qu’elle accepte de subventionner, pour un montant total de 13,1 milliards d’euros, dont la France sera « le premier bénéficiaire » selon Matignon.

Ces projets ont été sélectionnés parmi plus de 700 dossiers soumis depuis septembre « dans le cadre des premiers appels à propositions au titre du mécanisme pour l’interconnexion en Europe », a indiqué la Commission dans un communiqué.

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La décision de financement doit être formellement adoptée le 10 juillet, puis les conventions de subvention doivent être signées avec les bénéficiaires durant le second semestre, pour des versements à partir de 2016.

Les lauréats « sont principalement concentrés sur le réseau central du RTE-T (réseau transeuropéen de transport, NDLR) », a précisé l’institution.

C’est notamment le cas du Canal Seine-Nord Europe, qui bénéficiera d’une aide européenne de 979,7 millions d’euros, soit plus de 42 % du coût estimé des études et du chantier.

De même, le tunnel ferroviaire Lyon-Turin recevra 813,8 millions d’euros (41 % du coût total) et la liaison ferrée entre Bayonne et Bergara (Espagne), 459,3 millions d’euros (40 % du coût total).

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 « La mise en œuvre du RTE-T pourrait permettre de créer jusqu’à 10 millions d’emplois et d’accroître le PIB de l’Europe de 1,8 % d’ici à 2030 », a affirmé la commissaire aux Transports, Violetta Bulc, citée dans le texte.

Parmi les projets listés par Bruxelles, au moins 23 sont portés directement par des administrations ou des entreprises françaises, pour un montant supérieur à 428 millions d’euros.

Le port de Calais recevra notamment 82,3 millions d’euros, celui du Havre 34,7 millions d’euros, la ligne ferroviaire Serqueux-Gisors (Haute-Normandie) 71 millions d’euros, ou encore le futur métro du Grand Paris 31,3 millions d’euros.

Matignon a affirmé dans son propre communiqué que la France sera « le premier bénéficiaire » des subventions de la Commission européenne, avec 1,76 milliard d’euros obtenus pour la période 2016-2020, tous projets confondus.

« Ces financements sont une excellente nouvelle pour le pays », ont ajouté les services du Premier ministre Manuel Valls, assurant que ces crédits « vont permettre d’engager la réalisation de projets essentiels pour le développement de nos territoires et pour le report modal vers les transports les moins émetteurs de gaz à effet de serre ».