Soutien public au wagon isolé, réforme des ports maritimes et mise en place de la taxe poids lourds font partie des solutions proposées par les sénateurs pour relancer le fret ferroviaire, qui a diminué de 56 % entre 2002 et 2009.
Documents officiels
Suivi législatif
Observatoire législatif du Parlement européen
Proposition de règlement sur le réseau ferroviaire européen pour un fret compétiti
Le fret ferroviaire français est en déclin : alors que le train assurait deux tiers du transport des marchandises en 1950, il ne représente qu'un dixième du fret aujourd'hui. Après le CGEDD, c'est au tour de la Commission de l'économie, du développement durable et de l'aménagement du territoire du Sénat de se pencher sur ce sujet et publie 9 propositions pour inverser la tendance. Plusieurs pistes de financements innovants sont notamment proposées pour améliorer les infrastructures.
Le rapport du groupe de travail sur l'avenir du fret ferroviaire en France a été adopté en Commission, malgré l'abstention de la gauche. Pour Jean-Paul Emorine, président de la Commission, ''nous avons des approches différentes, mais pas d'opposition''. Les sénateurs se rejoignent en effet sur l'état des lieux du transport de marchandises par rail et les principales solutions à mettre en œuvre pour le relancer, mais divergent parfois sur les causes de ce déclin et certaines préconisations.
Un déclin lié en partie à la qualité de l'offre
La forte désindustrialisation de la France, la faiblesse des ports français en tonnage de marchandise, laconcurrence du transport routier combinées à un sous-investissement chronique du réseau ferré depuis trente ans et à des coûts trop importants pour la SNCF ont conduit à une baisse continue du trafic ferroviaire depuis la fin des Trente glorieuses. ''Il suffit de regarder chez nos voisins européens, allemands, suisses ou britanniques pour voir que cette situation n'est pas irrémédiable'', note le rapporteur, François Grignon. En Allemagne par exemple, le fret ferroviaire a crû de 50 % entre 2000 et 2008 alors qu'en France, il a chuté de 56 % entre 2002 et 2009.



Réagissez