Après la publication, le 10 décembre, du décret qui suspend l’obligation de rachat par EDF de l’électricité photovoltaïque pour trois mois, la ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a répondu aux questions des sénateurs sur l’avenir de la filière.

Les objectifs du Grenelle « n’ont pas changé, a rappelé Nathalie Kosciusko-Morizet : 5400 mégawatts issus du photovoltaïque en 2020». Des objectifs largement dépassés, selon la ministre.

Les élus s’inquiètent des revirements du gouvernement dans le pilotage des dispositifs d’aide à la filière. « L’instabilité de la réglementation menace gravement la filière », a rappelé Jean-Claude Merceron (Union centriste). Selon cet élu vendéen, à cause des changements tarifaires constants, « la filière navigue à vue », compte tenu des multiples changements tarifaires. 

« Il y a une critique que j’accepte, c’est le manque de lisibilité pour les acteurs de la filière », a expliqué la ministre, rajoutant qu’elle comprenait leur mécontentement.

 Jean-Pierre Vial, sénateur UMP de la Savoie, a aussi estimé qu'on ne pouvait pas faire du photovoltaïque un « bouc-émissaire » de l'augmentation du coût de l'énergie, ce qu’a reconnu la ministre.

Face à une critique du sénateur de l'Eure Ladislas Poniatowski (UMP), la ministre a expliqué qu'elle « n'entend pas répéter les mêmes erreurs pour l'éolien offshore». Il faudra « intégrer des contraintes environnementales» et se fixer pour objectif de «développer une filière nationale », a-t-elle ajouté.