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En Espagne et en Grèce, le chômage des jeunes peut dépasser 50 %

Ce chiffre est atteint chez les 15-24 ans, si l’on exclut du calcul les étudiants et les jeunes qui suivent une formation.

D’après la Work Foundation, de l’Université de Lancaster, à Londres, il n’existe pas de solution unique au problème du chômage des jeunes en Europe. Les différences de taux très marquées entre les pays européens reposent sur des raisons complexes.

En Europe, le chômage des jeunes entre 15 et 24 ans a augmenté de 7 à 9 % entre 2007 et 2011, selon un rapport de l’OCDE. Mais, en Espagne, ce taux a dans le même temps explosé, passant de 10 à 21 %, contrairement à l’Allemagne, où il a baissé de deux points et aux Pays-Bas, où il s’est maintenu.

Les chiffres sont encore pires si l’on exclut du compte les étudiants et les jeunes qui suivent une formation. Le taux du chômage des jeunes dépasse alors les 50 % en Grèce et en Espagne.

Mesures nécessaires

Pour le directeur adjoint pour l’emploi de l’OCDE, Stefano Scarpetta, l’Europe est confrontée à une crise importante contre laquelle les gouvernements doivent lutter par tous les moyens. « Je suis plutôt surpris que, dans certains pays où le chômage des jeunes est de 50 % ou plus, il n’y ait pas plus de tensions sociales », indique-t-il.

L’augmentation du chômage de longue durée, qui déconnecte les plus jeunes du monde du travail, attire particulièrement l’attention du directeur adjoint. En Italie, 10 % des jeunes ont abandonné leurs recherches d’emploi, souligne-t-il.

« Ils ne participent pas au marché du travail, car la plupart d’entre eux estiment qu’il n’y a pas d’emploi pour eux », ajoute M. Scarpetta. « Si vous voulez parler d’une génération gâchée, il s’agit du groupe de jeunes sur lequel vous devez vous concentrer. »

Priorité pour l’Allemagne

Les mêmes recettes ne marchent pas partout, mais le think-tank londonien fait remarquer la qualité du système de formation professionnelle allemand, le travail en amont du Danemark pour prévenir le chômage des jeunes, ainsi que le rôle des emplois flexibles aux Pays-Bas.

Lors du Forum économique mondial à Davos, la chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré que des mesures contre le chômage étaient nécessaires pour empêcher l’éclatement de l’instabilité politique et économique.

« Notre tâche principale doit être de présenter des perspectives, voire de permettre des mesures de transition jusqu’à ce qu’elles provoquent un déclin du chômage. L’avenir proche se résume à cela », a-t-elle indiqué.

Le pays a également exigé des mesures pour que davantage de grandes entreprises offrent un apprentissage professionnel. En Allemagne, la plupart des entreprises de plus de 500 employés engagent des apprentis alors qu’en Grande-Bretagne, moins d’un tiers le font.

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