Une nouvelle fois, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne se réunissent à Bruxelles pour tenter de trouver une solution de sortie de crise pour la zone euro. Moins de deux mois après l'accord du 26 octobre 2011, qui n'a pas empêché une dégradation générale de la situation.

Union intergouvernementale

Depuis cette date, les gouvernements italien et grec sont tombés sous la pression des marchés, les taux d'intérêts ont continué à grimper et l'agence de notation Standard and Poor's a mis sous surveillance tous les pays de la zone euro.

Rien de très réjouissant alors que le couple franco-allemand peine à se mettre d'accord. Dans un courrier adressé au président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, mercredi 7 décembre, ils esquissent une nouvelle feuille de route qui incluerait un renforcement de la discipline budgétaire, des sanctions et une réforme des traités. Le tout devrait se faire, selon eux, entre Etats. La Commission et le Parlement resteraient à l'écart.

Jouer les prolongations ?

Ce directoire de "Merkozy", tel que l'on surnomme en ce moment en Europe le couple Merkel Sarkozy, est de plus en plus critiqué par les autres membres de la zone euro qui n'ont presque pas voix au chapitre. Londres craint aussi d'être marginalisé en cas de renforcement d'une union à 17.

C'est donc deux jours de réunions tendues qui s'annoncent. Elle commencera par un diner, jeudi 8 décembre au soir.

Le lendemain, les Vingt-Sept se retrouveront pour une matinée de travail.

Le programme officiel prévoit la fin de la rencontre pour le début d'après-midi mais de nombreux observateurs pensent que ce sommet pourrait s'éterniser au delà du vendredi…

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