Paris et Berlin seraient d’accord pour rentrer dans les clous du pacte de stabilité à la date fixée par la Commission européenne, mais à certaines conditions.
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Pacte de stabilité et de croissance
2013. La date proposée par l’Exécutif européen pour que les Etats réduisent leurs déficits aurait été acceptée par l’Allemagne et la France, selon un document dont l’agence Reuters a obtenu une copie.
Le texte, préparé en vue de la réunion des ministres des Finances (Ecofin) de l’ensemble de l’UE mercredi 2 décembre, confirmerait donc que Paris serait prêt à s’engager à rentrer dans les clous du pacte de stabilité d’ici 3 ans.
Le gouvernement français aurait cependant posé ses conditions: Faire en sorte que le rythme annuel de consolidation budgétaire soit "au-dessus de 1%" et non de 1,25% au moins comme cela était préconisé par la Commission.
Juncker confirmé à son poste
Autre fait attendu de la réunion de l’Ecofin, le premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, devrait également être confirmé à son poste à la présidence de l’Eurogroupe, selon plusieurs diplomates ayant participé à la préparation de la réunion.
Ces derniers soulignent néanmoins qu’une incertitude demeure sur la nécessité ou non de procéder à cette confirmation formelle. Autre incertitude la durée de ces fonctions: celle-ci concerneront-elles l’actuel mandat de M. Juncker, jusqu’à fin 2010, ou auront-elles une durée de deux ans et demi, comme le prévoit le nouveau cadre institutionnel européen.
"Nous allons voir. Soit il sera simplement reconfirmé, soit il faudra tout reprendre à zéro (…) Cela dépend aussi de ce qu’il demandera, de ce que disent les services juridiques et de ce que veulent les autres ministres", a indiqué un diplomate à Reuters. Le nouveau ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a précisé à son arrivée à la réunion de l’eurogroupe que, si le vote des Seize n’aurait pas lieu avant janvier, il ne faisait aucun doute que Juncker serait réélu.
Le remplacement de Lucas Papademos à la vice-présidence de la Banque centrale européenne l’année prochaine devrait lui-aussi être évoquée alors que trois pays ont présenté des candidats.
Le Belge Peter Praet, haut responsable de la Banque centrale belge, a officialisé sa candidature lundi 30 novembre et sera donc en compétition avec le président de la banque centrale luxembourgeoise Yves Mersch, et celui de la Banque centrale du Portugal Vitor Constancio.
Cette décision devrait être prise début 2010 au plus tôt par les chefs d’Etats et de gouvernement.
(EurActiv avec Reuters)




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