Les ministres se sont rencontrés le 2 décembre à Bruxelles pour discuter du plan de relance présenté la semaine dernière par la Commission européenne. 

Dans une déclaration, la présidence française de l’UE a affirmé : « Les ministres ont adopté une stratégie européenne sous la forme d’une “boîte à outils” commune mobilisant les instruments communautaires (ressources de la BEI et du budget communautaires)  et permettant  à chaque  État membre de prendre les mesures nécessaires, en fonction de sa situation macro-économique et financière spécifique».

Les ministres ont approuvé la décision d’augmenter du capital de la Banque européenne d’investissement (BEI) de 65 milliards à 230 milliards d’euros afin de financer les mesures destinées à aider les constructeurs automobiles à produire des véhicules plus propres, par exemple. 

Toutefois, toutes les références au chiffre de 200 milliards d’euros ont été supprimées de la proposition initiale de la Commission, qui incluait également des investissements «intelligents» dans des emplois «verts». 

En outre, les propositions de réduire les taxes sur les services locaux à forte intensité de main-d’œuvre, tels que les coiffeurs et les restaurants, n’ont à nouveau pas été approuvées.

Au vu des divergences persistantes, les ministres ont décidé de laisser les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE trancher lors du Conseil européen des 11 et 12 décembre à Bruxelles. 

Selon Christine Lagarde, il serait nécessaire d’octroyer 1,5 % du produit intérieur brut pour lancer le plan de relance, a rapporté l’agence Bloomberg.

Toutefois, ce chiffre n’a pas fait l’unanimité. Prenant la parole lundi 1er décembre après une réunion de l’Eurogroupe, le ministre allemand des Finances, Peer Steinbruck, a indiqué que son pays assumerait un total de 31 milliards d’euros – à savoir 1,25 % de son PIB – par le biais de deux paquets.

Dans un même ordre d’idées, les ministres des Finances ont refusé de suivre la voie prônée par le Royaume-Uni concernant la baisse de la TVA.