L’enveloppe de cinquante milliards d’euros est destinée à équilibrer la balance des paiements des pays en difficulté, notamment la Hongrie et la Lettonie. C’est la deuxième opération de ce type. Une première aide de 12 milliards d’euros avait déjà été accordée en novembre, avant d’être augmentée en décembre.

«Désormais, nous avons la possibilité d’aider les pays qui sont ou seront particulièrement touchés par la crise», s’est réjoui le premier ministre tchèque Mirek Topolanek.

Bien que ces aides concernent deux Etats membres, la récente demande de la Roumanie d’y accéder a été acceptée. La Commission a en effet estimé qu’elle disposait de fonds suffisants pour se porter au secours d’autres Etats membres présentant une demande de soutien.

«Ce sont des résultats concrets qui accentuent l’esprit de solidarité qui doit caractériser l’Union européenne», a commenté le président de la Commission européenne José Manuel Barroso. Une manière de répondre aux critiques de la Hongrie, qui avait reproché début mars aux Européens de l’Ouest leur manque de solidarité, et les avait mis en garde contre «un nouveau rideau de fer».

75 milliards d’euros ont en outre été débloqués pour le FMI. Un «prêt volontaire», comme l’a qualifié Mirek Topolanek, «pour lui permettre de réagir efficacement dans le contexte de crise».

Le FMI participe au plan de sauvetage des Etats en difficulté, aux côtés de la Banque européenne de recherche et de développement (BERD) et de la Banque européenne d’Investissement (BEI).