L’Union européenne n’augmentera pas la part de ses engagements de réduction d’émissions à 30% avant que d’autres pays n'aient montré leur volonté de donner suite à l’accord de Copenhague.
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Ministère de l'écologie, du développement durable du transport et des logements
Jean-Louis BORLOO lance un appel pour la mise en œuvre des financements décidés par l’accord de Copenhague
Revue de presse
EurActiv.com
EU unlikely to extend emissions cuts, say ministers
20% de réduction d’émissions de CO2 d’ici 2020, par rapport aux niveaux de 1990. C’est l’objectif que s’est fixée l’UE en adoptant son paquet énergie-climat en décembre 2008. Et il ne devrait pas bouger de sitôt, à en croire les conclusions de la rencontre informelle des ministres de l’Energie le 15 janvier à Séville.
Les Européens s’étaient engagés à accroître leurs objectifs si leurs partenaires internationaux étaient prêts à fournir des efforts conséquents. L’accord de Copenhague ne prévoit cependant aucun objectif chiffré. Les Nations Unies ont simplement demandé aux pays industrialisés d’annoncer leurs objectifs chiffrés de réduction d’émissions d’ici le 31 janvier. Or l’UE ne voit aucun signe d’efforts comparables de la part des grandes économies dans un avenir proche.
« L’évolution finale est que cela ne sera probablement pas possible de le faire », a indiqué la secrétaire d’Etat espagnole au climat, Teresa Ribera, à des journalistes après la rencontre des ministres européens de l’Environnement, en faisant référence à la réduction d’émissions de 30%.
L’UE, qui représente 14% des émissions mondiales de CO2, est prête à être un moteur des négociations climatiques internationales malgré sa marginalisation au sommet de Copenhague.
La commissaire désignée pour le Climat, la Danoise Connie Hedegaard, a indiqué le 15 janvier, lors de son audition devant le Parlement européen, qu’elle espérait voir réunies les conditions pour l’UE du passage au 30%, avant la conférence internationale de Mexico fin 2010.
Côté français, le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, a lancé un appel pour la mise en place rapide du financement de la solidarité internationale décidée à Copenhague.
« Une telle perspective n’est possible que si le plus grand nombre de pays apportent leur soutien à l’accord de Copenhague, en répondant positivement à la demande faite en ce sens par le secrétaire général des Nations-Unies. En particulier, le respect de l’échéance du 31 janvier 2010 pour la communication des engagements de chacun des pays », a indiqué Jean-Louis Borloo dans un appel solennel lancé depuis le sommet mondial pour les énergies du futur à Abu Dhabi le 16 janvier.
(EurActiv avec Reuters)



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